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Cet hôtel particulier fut construit par François Marc, juge de la cour commune puis conseiller du parlement, en 1490.
Cette date est mentionnée dans une belle inscription latine en caractères gothiques gravée au-dessus du passage d'entrée, côté cour.
De sa construction d'origine, la demeure a conservé son portail d'entrée en arc brisé surmonté d'un écu sculpté représentant un lion ailé, symbole de l'évangéliste Saint Marc, un passage voûté sur croisées d'ogives, une haute tour d'escalier à vis dans la cour dont le linteau de la porte présente un dais d'honneur sculpté en forme de draperies surmontant le blason de la famille martelé à la Révolution.
Remaniées au XVIIIème siècle, les baies des façades présentent d'élégants garde-corps de fer forgé, plus sobres dans la cour que sur la façade sur rue.
Edifice classé en 1992.
L'Hôtel d'Ornacieux, édifié après 1630, a conservé son portail en appareil de pierres calcaires bicolores à bossage surmonté d'un fronton cintré ouvert à enroulement de pierre.
Un bel escalier sur loggias orné de balustres de pierres occupe tout un côté de la cour.
Jacques Vaucanson, le célèbre ingénieur, créateur des premiers automates, a habité dans cette demeure avec sa famille après la mort de son père en 1717.
Edifice inscrit en 1983.
Cette demeure construite vers 1500/1510 est caractéristique des édifices de la fin du Moyen-Âge. Restaurée à la fin des années 1990, elle a retrouvé ses façades d'origine, autant sur cour que sur rue, avec fenêtres à meneaux moulurés. Le passage voûté sur croisées d'ogives a en partie conservé ses culs-de-lampe sculptés représentant d'étonnants personnages.
Dans la cour, dont le sol est recouvert de grandes dalles de pierres, la tour d'escalier à vis polygonale est relié par des galeries à un deuxième corps de bâtiment datant de la première moitié du XVIIème siècle.
Edifice inscrit en 1987.
Edifiée au début du XVIIème siècle, cette demeure fut remaniée à la fin du XVIIème et au cours du XVIIIème.
Son rez-de-chaussée en appareil de pierres calcaires avec anciens entresols a préservé son imposant portail à deux vantaux de noyer, ornés de grotesques mi hommes-mi lions et surmontés d'une imposte à rinceaux de feuillages.
Il s'agit de l'un des plus beaux portails de la ville.
Belles ferronneries XVIIIème en façade.
Magnifiquement restauré par la Ville de Grenoble et les copropriétaires, de 2004 à 2009, cet ancien hôtel particulier est un bel exemple de demeures de parlementaires grenoblois et le rare témoignage d'une maison privée d'époque renaissance.
L'hôtel est constitué de deux corps de bâtiments d'architecture et d'époques distinctes. A l'arrière, dans la cour, s'élève l'hôtel renaissance, édifié vers 1570, par Pierre Bucher, procureur général du parlement et doyen de l'université.
Sa façade est rythmée par de grandes baies géminées ornées d'un linteau sculpté en plein-cintre avec, à l'intérieur, un médaillon et des feuillages et surmontée d'un autre médaillon plus important.
Une imposante coursière soutenue par neuf consoles à volutes court sur les deux faces latérales de la cour.
Sur la rue se dresse la prestigieuse façade de l'hôtel XVIIIème, édifié vers 1760 par François Gallien de Chabons, conseiller du parlement, qui avait épousé une descendante de Pierre Bucher.
Il présente un rez-de-chaussée entièrement bâti en appareil de pierres à refend et, de part et d'autre du grand portail central en saillie, une boutique surmontée d'un entresol.
Propriété d'une seule famille jusqu'à la Révolution, l'hôtel prit le nom de Croÿ-Chanel lorsque cette famille acquit l'édifice sur la rue en 1791.
Edifice inscrit en 1988.
Hôtel particulier des seigneurs de Rabot, conseillers et présidents du parlement, édifié aux XVIème et XVIIème siècles.
Il a conservé une belle tourelle en encorbellement avec un élégant décor Renaissance de pilastres et d'arcatures en pierre de molasse et une niche surmontée d'un dais gothique flamboyant.
La partie XVIIème de l'ancienne demeure abrite un bel escalier à balustres de pierres.
La tourelle est inscrite depuis 1927.
Le Docteur Gagnon, grand-père de Stendhal, qui possédait déjà la maison voisine à l'angle de la place Grenette, acquit en 1788 cette demeure qui appartenait jusqu'alors à la famille du conseiller de Marnais.
Derrière une façade remaniée à la fin du XVIIIème siècle se dresse un ensemble de bâtiments assez complexes formés de deux cours. La première, datant du XVIème siècle, est de style gothique avec un escalier à vis. La seconde cour plus vaste fut construite au XVIIème siècle.
Le docteur Gagnon habitait au deuxième étage. La ville de Grenoble restaure actuellement son appartement pour y installer le nouveau Musée Stendhal. L'ouverture du musée est prévue fin 2011.
Edifiée en 1874 par l'architecte départemental Riondel, la halle Sainte Claire est conçue sur le principe des halles Baltard.
Les murs de briques ne sont pas porteurs, la toiture repose essentiellement sur les piliers de fonte.
Sobre mais néanmoins élégante, la façade présente d'intéressant motifs décoratifs tels que mascarons et acrotères d'angle en forme de têtes de lions.
Un beau dauphin stylisé orne une fontaine au pied de la halle.
Joyau de la place de Verdun, la préfecture occupe l'intégralité de son côté sud, face à la ville ancienne.
Construite en 1866/1867 par l'architecte Charles Questel, elle présente une majestueuse façade en pierre calcaire du sud de la Drôme imitant l'architecture d'un hôtel particulier du XVIIème siècle.
Elle arbore entre les fenêtres du premier étage les nombreux bustes de figures et personnalités de l'histoire grenobloise et dauphinoise, tels que Bayard, Lesdiguières, Condillac, Barnave, Mounier, Vaucanson...
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