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Seul vestige encore existant de l'exposition internationale de la houille blanche et du tourisme organisée dans le parc Paul Mistral en 1925 à l'occasion de laquelle elle fut érigée, la Tour Perret est l'un des édifices emblématiques de la ville de Grenoble.
Haute de 86 mètres (95 mètres jusqu'à l'extrémité de sa pointe), elle fut la construction de béton armé la plus haute d'Europe
Construite par l'architecte, ingénieur et entrepreneur Auguste Perret, elle devait servir de tour d'orientation de l'exposition internationale de 1925.
Un ascenseur rapide (1,15m/seconde) conduisait le public jusqu'à une terrasse circulaire avec table d'orientation, pouvant recevoir jusqu'à 100 personnes à 60 mètres au-dessus de sol.
Un escalier hélicoïdal permet également d'accéder, le long d'une paroi, à cette terrasse.
Huit piliers forment la structure porteuse et confèrent à la tour une audacieuse impression d'élan.
La stabilité des piliers est assurée par un système de bandeaux de ceinturage scandant la verticalité en cerclant le tronc à intervalles réguliers.
La tour Perret, ayant subi les outrages du temps, n'est plus accessible depuis les années 60 et nécessite une importante restauration.
Sa mise en lumière, la nuit, est très réussie et met son architecture en valeur.
Edifice inscrit en 1975 et classé en 1998.
Créé en 1986, le Magasin, Centre National d'Art Contemporain de Grenoble, s'installe dans un ancien bâtiment industriel. C'est alors l'un des premiers centres d'art en France à utiliser une ancienne friche industrielle.
Bouchayer et Viallet, deux industriels grenoblois travaillant dans le domaine de l'hydro-électricité, avaient acheté en 1900 cette vaste halle, construite par les ateliers Eiffel pour l'exposition universelle de Paris de cette même année et destinée à abriter le hall des machines.
La halle est démontée et transportée à Grenoble pour être remontée à son emplacement actuel.
L'entreprise Bouchayer-Viallet produisait des conduites forcées pour les installations hydro-électriques des barrages. Ayant ensuite servie de lieu de stockage, la halle était complètement désaffectée lorsque le Magasin souhaita s'y installer.
La reconversion du bâtiment est réalisée par l'architecte Patrick Bouchain. Son intervention est légère et met en valeur la structure métallique rivetée, caractéristique des ateliers Eiffel et la grande verrière. La majeure partie de l'espace est réservé aux expositions.
Le programme artistique de l'époque est conçu pour préserver l'intégrité architecturale du lieu. Le grand volume sous verrière (900 m2 de superficie, 70 mètres de longueur et 20 mètres de hauteur) qui caractérise la Rue du Magasin (ainsi nommée en raison de ses dimensions et de sa température ambiante), permet la présentation d'installations monumentales in situ.
Les œuvres de Daniel Buren, Richard Long, Michelangelo Pistoletto, Guillaume Bijl, Matt Mullican ont entre autres marqué les premières années d'existence du lieu. Un autre espace autonome entièrement modulable d'une exposition à l'autre (860 m2), les galeries, est aménagé sur un côté.
En 2005, l'ensemble des verrières (1600 m²) a été restauré par la Ville de Grenoble, propriétaire du bâtiment.
La cité de l'Abbaye, construite à partir de 1927 au sud du Parc Paul Mistral, est un intéressant exemple des réalisations entreprises par la Ville de Grenoble entre les deux guerres pour résoudre la crise du logement.
Le quartier est constitué d'un ensemble de petits immeubles de pierres et béton caractéristiques de l'architecture des années 20.
Chaque entrée d'immeuble est surmontée du blason de la ville.
La Cité de l'Abbaye est labellisé « Patrimoine XXe siècle ».
Construite de 1963 à 1965 dans le quartier de l'Ile Verte, à l'est de la ville, les trois tours de Grenoble, avec 98 mètres de hauteur et 28 étages sont devenues à leur achèvement les plus hautes tours d'habitation d'Europe.
Le Plan-directeur avait imposé des bâtiments en hauteur afin de préserver le plus possible les beaux arbres du quartier.
Les architectes Roger Anger, Pierre Puccinelli et François Loyet ont conçu chaque tour en forme de losange avec 4 appartements par étage répartis autour d'un noyau central où circulent les ascenseurs.
Les pièces des appartements en décrochement les unes par rapport aux autres déterminent le plan en losange et l'agencement des façades où les balcons sont articulés de façon dynamique..
Cette disposition permet d'atténuer l'effet de masse et donne à l'ensemble une tectonique sculpturale particulière.
Les tours ont pour fondation un radier en béton précontraint sur lequel des vérins annulent les efforts extérieurs (notamment en cas de secousses sismiques).
Trois ascenseurs pour dix personnes à allure ultra rapide (2 mètres/seconde) desservent chacun un groupe déterminé d'étages.
Les tours sont dénommées Tour Mont Blanc, Tour Belledonne et Tour Vercors. Une grande mosaïque orne l'entrée de chaque tour.
La Tour Mont Blanc a été labellisée « Patrimoine XXe siècle »
Edifié dans le cadre des Xèmes Jeux Olympiques d'Hiver de Grenoble de 1968 par Maurice Novarina, architecte en chef des Bâtiments civils et des Palais nationaux, et les architectes Giovannoni, Christin et Welti, l'Hôtel de Ville de Grenoble a été inauguré le 18 décembre 1967.
Une tour de douze étages accueille les services techniques de la mairie et un bâtiment bas, enfermant un patio, abrite les bureaux du maire et des élus, les salles publiques et les services d'usage courant, répartis entre un rez-de-chaussée surélevé et le premier étage.
Le bâtiment bas, fondé sur pieux forés bétonnés par l'intermédiaire de longrines en béton armé, est construit de piliers jumelés et de poutres en caisson de quatorze mètres de portée, qui permettent de dégager de vastes espaces libres entre points porteurs.
Une partie des piliers a été reportée à l'extérieur du mur-rideau, entourant ainsi la construction d'une ample colonnade de béton brut de décoffrage, surmontée d'une corniche de même matériau. Le mur-rideau a été conçu par l'architecte Jean Prouvé.
La tour est portée au-dessus du bâtiment bas par une poutre en caisson, semblable à une travée de pont de 23 mètres de portée, reposant sur deux piles profondément ancrées dans le sol et qui renferment les ascenseurs, les escaliers et les gaines techniques.
Cette disposition audacieuse permet de dégager entièrement le volume du hall public, sur deux étages, au niveau du rez-de-chaussée surélevé.
La tour est habillée d'un mur-rideau dont le vitrage isolant et les allèges, revêtues de glace émaillée, sont assemblés sur des raidisseurs verticaux en aluminium filé, spécialement étudiés pour le chantier et qui forment en même temps brise-soleil.
L'Hôtel de Ville recèle un grand nombre d'œuvres d'art commandées à des artistes réputés.
Le patio, dont le sol est revêtu d'une mosaïque de tesselles de marbre réalisée par Charles Gianferrari, est orné en son centre d'une fontaine de granit surmontée par un bronze du sculpteur Etienne Hajdu, né en Roumanie.
Une sculpture d'Emile Gilioli en marbre de carrare est placée dans le hall d'honneur.
La salle des mariages est tendue d'une tapisserie d'Alfred Manessier, tissée par Plasse-Lecaisne. Une tapisserie de Raoul Ubac, tissée par les ateliers des Gobelins et offerte à la ville par le Service de la création artistique du Ministère des Affaires Culturelles, fait face, dans le Salon de réception, à un panneau d'étain repoussé, œuvre de Sabatier.
Edifice labellisé « Patrimoine XXe siècle ».
Le Palais des Sports de Grenoble, a été construit par l'ingénieur Nicolas Esquillan et les architectes Robert Demartini et Pierre Junillion pour accueillir les compétitions olympiques de patinage artistique et les matchs de hockey sur glace, les remises de médailles et la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Grenoble de 1968.
Il était d'ailleurs dénommé à l'époque « Stade de Glace ».
L'édifice, audacieux dans sa conception, a été conçu pour dégager un vaste espace intérieur.
Sa structure en béton armé précontraint est constituée de deux voûtes cylindriques se chevauchant à angle droit, d'une portée de 95 et 65 mètres.
Les voûtes sont autoportantes et complètement indépendantes des façades. Elles couvrent 12000 m² de surfaces en s'appuyant sur quatre points.
Le bâtiment se manifeste par une large pénétration de la lumière du jour à travers les grandes ouvertures latérales en arc, conférant à la structure intérieure une impression de légèreté, de clarté et d'espace.
Après les Jeux Olympiques, le Palais des Sports a été équipé d'une piste de vélodrome permanente.
Avec une capacité de 12000 places, il accueille aujourd'hui tout type de manifestations sportives et culturelles de qualité dont bien sûr les Six Jours de Grenoble et le Festival International du Cirque.
Edifice labellisé « Patrimoine XXe siècle ».
Derrière un immeuble d'habitation à la façade typiquement art déco, se cache du côté gauche de la rue, l'un des plus étonnants édifices du centre ville.
Disposant de peu de place, les architectes Fumet et Noiray réalisèrent en 1928/1929, un garage hélicoïdal pour voitures à l'impressionnante architecture de béton armé en colimaçon.
Cette audacieuse construction est constituée d'une rampe de 65 mètres de développement dont la structure repose sur des poteaux poutres en béton armé.
Elle permet l'accès à 116 garages individuels sur 7 niveaux.
Par son architecture élancée et sa conception technique moderne, le garage hélicoïdal était un bâtiment très novateur pour son époque.
Edifice inscrit en 1989
Conçue par l'architecte André Wogenscky et inaugurée le 3 février 1968 par André Malraux, ministre des Affaires Culturelles, la Maison de la Culture de Grenoble a été construite à l'occasion des Jeux Olympiques.
Elle était alors le premier édifice de ce genre en France, en mesure d'accueillir en un même lieu tous types de manifestations culturelles.
Au début des années 2000, le bâtiment connaît une complète rénovation ainsi qu'une extension, réalisées sous la direction de l'architecte, Antoine Stinco.
La nouvelle Maison de la Culture, renommée MC2 est inaugurée le 17 septembre 2004 et s'étend sur une superficie de 26000m².
Le bâtiment ancien, conçu par Wogenscky avec sa célèbre façade « en proue de navire », abrite alors l'auditorium, le grand théâtre, le petit théâtre.
Il est précédé d'un immense parvis et sa façade arrondie se compose d'une partie blanche recouverte de tôle émaillée et d'une super-structure habillée de plaques de fonte noire.
Le bâtiment nouveau, relié à l'ancien par des passerelles vitrées, est une création d'Antoine Stinco.
Il abrite les deux studios de danse et la salle de création.
Un soin particulier sur la diffusion de la lumière a été apporté par l'architecte au moyen de baies, toitures et verrières.
Œuvre magistrale de l'architecte Claude Vasconi, le palais de justice a été inauguré en septembre 2002.
Il s'agit du seul palais de justice de France qui accueille l'intégralité des juridictions existantes.
Claude Vasconi a dû adapter l'édifice à la forme triangulaire de la parcelle du terrain disponible, d'une superficie d'environ 7000m².
Le palais de justice constitue ainsi une construction formant un triangle isocèle parfait, figure hautement symbolique de la justice.
Il s'articule en deux corps de bâtiments distincts : une partie haute de 8 étages qui abrite les bureaux et donne sur la rue Pierre Sémard et une partie basse qui regroupe les salles d'audience, recouverte d'un grand manteau protecteur en aluminium gris bleutée, participant lui aussi de la symbolique de la justice.
La situation du terrain, entre le Drac et l'Isère et la présence de la nappe phréatique, à moins d'un mètre cinquante de profondeur, ont exigé le placement de plus de 1000 pieux pour recevoir les fondations du palais.
L'ensemble du bâtiment repose sur un socle minéral qui émerge jusqu'au niveau de la salle des pas perdus du rez-de-chaussée. Ce socle protecteur, revêtu de granit, entourant l'édifice, assure son assise et sa pérennité.
Le hall d'accueil commande la salle des pas perdus dont la forme en éventail distribue, à l'est, l'ensemble des salles d'audiences pénales.
Au-dessus de la salle des pas perdus, la toiture s'est transformée en verrière et distribue généreusement la lumière du jour.
Des passerelles permettent aux magistrats d'accéder, depuis leurs bureaux, aux salles d'audience sans interférer avec les circulations publiques.
L'ossature du bâtiment administratif est réalisée en charpente métallique.
L'ensemble repose sur le socle en béton armé qui abrite les deux niveaux de sous-sol destinés aux archives et au parking.
La façade sud-ouest sur la rue Pierre Sémard est constituée d'une double peau qui répond à une triple fonction : protection phonique, protection thermique (été et hiver) et modulation des apports lumineux.
La lame extérieure, constituée d'un simple vitrage clair, est séparée par un espace de 60 cm d'épaisseur de la façade intérieure, équipée de doubles vitrages.
Les services des différentes juridictions se déploient sur les neuf niveaux du bâtiment administratif, au cœur duquel est implanté, à partir du deuxième étage, un atrium planté d'un jardin luxuriant qui reçoit la lumière naturelle.
Le bâtiment bas qui abrite les salles d'audience est quant à lui en structure béton.
Les murs des salles pénales, au rez-de-chaussée, sont recouverts de bois pour en exprimer la solennité.
A l'étage, les salles des audiences civiles sont traitées avec une résille métallique perforée recouvrant un matelas d'absorption.
Les salles d'audience, construites en gigogne, bénéficient toutes d'un éclairage naturel grâce à un puits de lumière zénithal.
Achevé en 1969, les bâtiments du palais des expositions de Grenoble ont été réalisés par les architectes Jean et Claude Prouvé, assistés de Serge Binotto et par les ingénieurs Léon Pétroff et Louis Fruitet.
L'objectif était de couvrir la plus grande surface possible avec un minimum de points d'appui, tout en permettant d'éventuels agrandissements.
Le palais des expositions recouvre une surface de 30000m².
L'ossature métallique repose sur un système de mailles de 36x36 mètres subdivisé en 3 modules.
A chaque maille correspondent 4 poteaux et 4 poutres.
Ils supportent la charpente métallique de 1,5m de haut.
Au-dessus, le plateau est composé d'une structure tridimensionnelle dérivée du système de Pétroff. Il s'agit du principe de la table.
La couverte plate est fixée directement sur la charpente.
Les façades en mur-rideau sont modulables suivant l'utilisation des lieux, grâce à leur composition de 2 éléments interchangeables.
Elles s'arrondissent aux angles grâce à un système de panneaux.
Ce système de trame présente l'avantage de pouvoir répéter la maille à l'infini et ainsi de permettre des agrandissements.
Labellisé « Patrimoine XXe siècle ».
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