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Créée en 1984 par un groupe de professionnels motivés pour se rencontrer et débattre, l'association Maison de l'Architecture de l'Isère est devenue un lieu ressource de la diffusion de la culture architecturale.
Un double objectif l'anime : rendre l'architecture plus accessible à tous les publics et permettre aux architectes d'échanger sur différents sujets expressifs de la pensée architecturale contemporaine.
A la demande de l'Office du Tourisme de Grenoble, la m'A de l'Isère propose une première sélection de projets d'architecture récents.
La maison de l'Architecture de l'Isère organise tout au long de l'année des manifestations, expositions, débats, visites, sur des thématiques de l'actualité architecturale, ouvertes à tous.
Il est important de préciser que cette sélection n'est pas exhaustive.
A l'emplacement de la vaste caserne de Bonne (construite en 1883) dont les 3 corps de bâtiments principaux entourant la cour d'honneur ont été conservés, la ville de Grenoble fait construire depuis 2003 un nouveau quartier d'habitations et d'activités, à la pointe de l'éco-technologie.
Le 4 novembre 2009, la ZAC De Bonne a reçu le Grand Prix national des éco-quartiers français, remis par Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, de l'Energie et du Développement durable.
Il s'agit d'un quartier qui n'a pas actuellement d'équivalent en France, d'autant plus qu'il ne se situe pas à la périphérie de la ville, mais en centre-ville.
La ville de Grenoble a confié à la SEM SAGES le suivi de la phase opérationnelle, avec AKTIS Architecture comme architecte en chef.
Les architectes : Charon Rampillon, Atelier A, P.Colombier / S.Charnallet, Tomasini, Felix-Faure / Macary / Page, Edouard François, Brenas-Doucerain, Chapuis Royer, Arcane, Aktis Architecture, Mader Architecte, GKP-Agence Granveaud, Ateliers sur les Quais, Groupe 6, Beranger Gerbier Architectes.
Avec le projet de Bonne, la ville de Grenoble pose les fondements de l'habitat urbain du XXIe siècle : compacité des formes, mixité des fonctions et des populations, maîtrise de l'énergie, respect de l'environnement, qualité du paysage et des espaces publics...
Les chiffres clés du projet : 8,5 hectares de projet ; 850 logements, dont 35 % au moins en locatif social ; 15 000 m² de commerces, soit environ 25 boutiques ; 6 000 m² de bureaux ; un hôtel 3* de 112 chambres ; deux résidences pour étudiants ; une école de 15 classes ; 5 hectares de parc urbain et de jardins en cœur d'îlot.
Inaugurée le 6 septembre 2008 en présence de Raymond Aubrac (94 ans), époux de Lucie Aubrac, célèbre résistante décédée en 2007, l'école Lucie Aubrac a été conçue par l'architecte Bruno Mader et répond entièrement à l'exigence de la Haute Qualité Environnementale.
L'écriture architecturale joue avec des volumes simples et purs à la matérialité forte.
La façade principale est l'expression de trois enjeux fondamentaux du projet :
- un traitement fortement unitaire, à l'échelle du parc
- la partition en deux volumes qui exprime la réunion de deux écoles, celle des petits et celle des grands
- le très large recours au bois pour le volume des classes en étage affiche clairement la démarche environnementale du projet qui passe aussi par la maîtrise des consommations énergétiques ou la gestion des eaux de pluie, réinfiltrées ou absorbées par la toiture végétalisée.
L'école compte 15 classes qui profitent toutes de la vue sur le parc et les montagnes.
Conçu par le cabinet d'architectes Herault Arnaud et livré en juillet 2008, « l'immeuble à vélo » emprunte à la maison individuelle l'idée de stockage d'objet divers, qui devient l'image même de l'immeuble.
Il comprend 56 logements en accession équipé de telle manière que chacun puisse arriver dans son appartement à bicyclette, en rollers ou trottinette.
Ceci en empruntant un vaste ascenseur et des coursives suffisamment larges pour y circuler à vélo ou servir de promenade panoramique avec vues sur la chaîne de Belledonne.
Chaque logement dispose d'un sas de 6 m² pour stocker les deux roues de la famille.
Cette extension sert également à ranger le matériel de ski, la poussette ou les skates des enfants.
A l'intérieur, la structure poteaux/dalles permet une grande souplesse d'aménagement des plans et un cloisonnement indépendant de la trame structurelle.
Les appartements sont traversants, de forme simple, faciles à aménager selon une partition classique de l'espace (séparation jour/nuit) ou plus libre, en dégageant de grands espaces continus.
Les cuisines, ouvertes sur une terrasse dimensionnée pour permettre de manger dehors, sont positionnées en façade sur jardin.
En outre, l'enveloppe du bâtiment est en aluminium, un matériau pérenne et durable qui offre une plus grande inertie.
L'économie d'énergie se retrouve aussi dans le chauffage par le sol dit « réversible », ainsi, l'été, les dalles sont rafraîchies grâce à un système de refroidissement qui puise dans la nappe phréatique.
Ce projet s'inscrit dans une démarche de développement durable initiée sur la ZAC Vigny-Musset par la ville de Grenoble : il s'agit pas ici de répondre à une grille de critères mais de repenser la question du logement au regard d'une approche environnementale et énergétique.
Cet immeuble, conçu par le cabinet Herault Arnod Architectes et livré en 2005, a été réalisé dans des conditions économiques très strictes.
Il réunit deux maîtres d'ouvrage ainsi que quatre entités fonctionnelles indépendantes : des locaux d'activité et commerces, un parking public en étage, des logements sociaux et une copropriété.
Le parti architectural de ce projet exprime la nécessaire mixité sociale et fonctionnelle de la ville en fondant son identité sur l'assemblage des différences.
L'architecture de l'immeuble exprime le croisement, la rencontre, les frictions des flux et des énergies, c'est également un hommage à l'architecture moderne de Grenoble, très marquée par les Jeux Olympiques de 68 : les façades à redents, les superpositions fonctionnelles, la volumétrie expressive etc., sont autant d'éléments récurrents de cette architecture.
La structure, entièrement en béton, est irrégulière et complexe du fait des contraintes de gabarit et de l'empilement des fonctions, chaque programme nécessitant des trames constructives différentes.
Ouverte depuis septembre 2009, la crèche Philippeville a été conçue le cabinet R2K Architectes et compte 40 places.
Le projet s'inscrit dans une triple problématique, ce qui en fait un objet rare et précieux.
Située au cœur du jardin de Ville, haut lieu de pratiques de promenade, de jeux d'enfants et d'évènements festifs, la crèche s'est inscrit dans un lieu historique fréquenté des Grenoblois et devait permettre de recomposer le mail, trace d'une ancienne digue protégeant les jardins et l'Hôtel du duc de Lesdiguières.
La crèche a dû s'implanter sur une dalle constituée par la toiture d'un parking de trois niveaux en béton armé.
Les charges nouvelles devaient directement tomber sur les porteurs du parking.
La structure bois repose sur des plots en béton scellés au droit des poteaux existants.
La liaison structure bois-plots béton est faite par l'intermédiaire d'appuis glissants (néoprène).
Ceux-ci limitent la transmission des efforts horizontaux en cas de séisme.
La surcharge apportée par la crèche est faible au regard de celle amenée par les trois niveaux de parkings en béton.
Dans le cadre de la mise en accessibilité du site de la Bastille, un réaménagement de la gare supérieure du téléphérique a été réalisé en 2005 par les architectes Antoine Felix-Faure, Philippe Macary et Dominique Page.
Le projet redonne à la Bastille son aspect original, simplifie la lisibilité des accès, des trajets et des services.
L'intervention est volontairement minimaliste afin de ne créer aucune confusion avec l'existant : les éléments architecturaux rapportés sont en métal (Acier Corten) et en verre.
Le projet relie les différents niveaux à découvrir entre eux : la place basse, la gare d'arrivée, la terrasse des Géologues, le restaurant, la place Haxo, l'accès au musée, et en haut le Belvédère.
Une façade métallique est rapportée sur la gare du téléphérique et abrite un escalier et un ascenseur (donnant accès à la place basse et au musée des Troupes de Montagne).
Ce dispositif est également le nœud de jonction de deux passerelles qui, d'une seule ligne, rejoignent à l'ouest la terrasse des Géologues et à l'est le parvis du restaurant.
La passerelle existante a été remplacée par une passerelle métallique sans appui intermédiaire, révélant la place basse dans son intégrité.
En 2007/2008, dans le cadre de l'édification du Stade des Alpes, a été réalisée par Alexandre Chemetoff, architecte, urbaniste et paysagiste et ses associés, l'extension du parc Paul Mistral.
Cette extension du parc façonne le territoire en prolongeant la structure de la ville et fédérant l'existant.
Il instaure un nouvel état de nature et un nouvel état de ville.
Le partie pris d'intégrer l'ancien échangeur automobile au parc en le transformant en promenade piétonne s'inscrit dans une économie minimale, qui optimise les effets produits par les changements d'usage sur l'image du parc.
Il y a dans le projet d'extension du parc l'idée de valoriser et rendre plus attractive la ville en multipliant les espaces verts et piétons.
