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Né à Grenoble le 23 janvier 1783 et décédé à Paris le 23 mars 1842, Henri Beyle, dit Stendhal, passe ses seize premières années à Grenoble dans une famille aisée.
Orphelin de mère à sept ans, il se révolte contre la « tyrannie » de ses précepteurs et de son père.
C'est auprès de son grand-père, le docteur Henri Gagnon, homme des Lumières, qu'il connaîtra les plus heureux moments de sa jeunesse. Son autobiographie, Vie de Henry Brulard, écrite en 1835-1836, est relate son enfance dauphinoise.
Stendhal participe aux campagnes napoléoniennes en Italie et en Russie, dans le sillage de l'empereur. Il exerce des fonctions d'intendant en Allemagne. C'est à une ville de ce pays qu'il emprunte son pseudonyme, utilisé pour la première fois dans un « Rome, Naples et Florence » en 1817.
Fasciné par l'Italie, elle deviendra sa « patrie d'élection » . Il y satisfait son goût du Beau et de l'art.
Voyageur et sociologue avant l'heure, il laisse avec Les Mémoires d'un touriste (1838) ou Promenades dans Rome (1829) des descriptions de paysages et de la société et des moeurs des habitants côtoyés. Nommé consul en 1830 d'abord à Trieste puis à Civitavecchia, il continue à observer le monde qui l'entoure. Peu reconnu de son vivant, Stendhal ne voit la publication que de quelques-unes de ses oeuvres dont ses romans Armance (1827), Le Rouge et le Noir (1830) et La Chartreuse de Parme (1839).
Fin XIXème siècle, Grenoble est prise d'Égyptomanie. Le Préfet Fourier inaugure le mouvement, suivi par le Docteur Gagnon.
Jean François Champollion, originaire du Valbonnais et né en 1790 à Figeac, est pris du même engouement. A la suite de son frère aîné (Champollion Figeac), il s'atèle à Grenoble à l'étude des langues orientales.
Après avoir entamé le déchiffrage des hiéroglyphes dès 1807, il occupera ensuite une chaire d'histoire à l'université de Grenoble. Nommé au Louvre à Paris, il réalise son rêve et mène une expédition en Egypte, il est nommé au Collège de France en 1831.
Son énergie de « dauphinois endiablé » s'éteindra malgré tout tôt, Champollion meurt en 1832. Les vestiges grenoblois de cette période égyptomaniaque sont aujourd'hui visibles au Musée de Grenoble où l'on trouve également une statue de Champollion par Bartholdi.
« Sans peur et sans reproche », Pierre Terrail est originaire de Pontcharra, à 30 km de Grenoble. Issu d'une famille de petite noblesse, Bayard est page à la cour de Charles 1er le Guerrier, duc de Savoie.
Excellent cavalier et habile au maniement de l'épée, il est appelé au service des rois Charles VIII, Louis XII et François 1er.
Il participe à toutes les campagnes d'Italie, devient Lieutenant Général du Dauphiné.
Après la victoire sur Marignan, en 1515, il arme François 1er chevalier. Il meurt au combat à Romagnano, en Italie.
Bayard symbolise toujours à perfection l'esprit chevaleresque.
Sa statue, moquée par Stendhal, trône sur la place Saint André à Grenoble.
Né à La Côte Saint André en 1803, Hector Berlioz découvre tôt la musique grâce à l'éducation donnée par son père. Il suit des études de médecine à Paris et décide de se consacrer entièrement à la musique et entre au conservatoire en 1823.
Compositeur romantique, il écrit en 1830 la Symphonie Fantastique, puis le fameux Requiem.
Ami de Franz Liszt, il s'inspire de littérature pour écrire ses oeuvres. Hector Berlioz voyage dans toute l'Europe, Angleterre, Italie, Russie, où son opéra Les Troyens est un succès.
Il meurt à Paris en 1869. Boudé de son vivant par le public français, Berlioz reste à part dans le répertoire. Le Festival Berlioz de la Côte Saint André lui rend un hommage annuel fin août.
Fils de gantier, ce mécanicien génial inventa la métier à tisser automatique et les machines outils.
Il développa également les automates, dont les plus connus sont un canard, un joueur de flûte traversière et un joueur de tambour.
Vaucanson fut également membre de l'Académie des Sciences et contribua à la crétion du Conservatoire National des Arts et Métiers.
Un musée est consacré aux automates à Grenoble.
Issu d'une famille protestante bourgeoise de Grenoble, il devient avocat et soutiendra l'indépendance du parlement du Dauphiné lors de la Journée des Tuiles en 1788.
Il est élu représentant du Tiers Etat avec Jean Joseph Mounier lors de la convocation des Etats Généraux.
Elu maire de Grenoble puis Président de l'Assemblée constituante, il tente de sauver la monarchie notamment à Varennes contre Robespierre.
Incarcéré en 1792 à la Bastille, à Grenoble, puis à la Conciergerie à Paris, Barnave sera guillotiné en 1793.
