patrimoine religieux

Patrimoine religieux

 

Grenoble, siège d’un évêché depuis la fin du IVème siècle, devient très tôt un centre religieux important.
Son remarquable patrimoine religieux en témoigne.

Que ce soit pour la période des premiers temps chrétiens avec le baptistère et l’exceptionnelle crypte Saint Oyand ou pour l’époque médiévale avec les deux plus grandes églises de la ville ancienne, la cathédrale Notre Dame et la collégiale Saint André, toutes deux édifiées principalement au XIIIème siècle.

De l’époque de la contre-réforme, la ville a également gardé un riche patrimoine architectural.
Sans oublier le grand dynamisme urbanistique de Grenoble dans les années 60 qui se reflète dans plusieurs lieux de cultes modernes.

 

Groupe évêché cathédral avec Cathédrale Notre Dame, Eglise Saint Hugues, Baptistère et palais épiscopal

Groupe cathédral de Grenoble, place Notre Dame

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Dominé par la massive tour de briques du clocher de la cathédrale, le groupe cathédral est le siège du pouvoir épiscopal à Grenoble depuis la fin du IVème siècle.
Sa localisation à proximité du rempart gallo-romain et notamment d'une porte de la ville est caractéristique des villes du sud-est de la France.

Constitué par la cathédrale Notre Dame et l'église Saint Hugues, sa voisine, ainsi que par l'ancien palais épiscopal et les vestiges du baptistère, le groupe cathédral est un ensemble de bâtiments dont les parties les plus anciennes en élévation remontent aux XIIème et XIIIème siècles.

Dix années de fouilles et de travaux de restauration, de 1989 à 1998, ont permis de mieux connaître et mettre en valeur ce remarquable ensemble patrimonial.

 

L'ancien palais épiscopal abrite le Musée de l'Ancien Evêché inauguré en septembre 1998. Le musée permet d'accéder en sous-sol depuis février 1999 aux vestiges de l'enceinte gallo-romaine et du baptistère des premiers temps chrétiens.

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Le baptistère

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Vraisemblablement détruit depuis le début du XIème siècle car non mentionné dans le cartulaire de l'évêque Saint Hugues qui répertoriait l'ensemble des biens épiscopaux, le baptistère était alors tombé dans l'oubli.

Mis au jour lors de la construction de la deuxième ligne de tramway en 1989, les vestiges du baptistère de la cathédrale se sont révélés être une découverte majeure.

La qualité de conservation de ces vestiges, et notamment de la cuve baptismale et du sol dallé demeuré en grande partie dans son état d'origine, a permis de mieux comprendre et appréhender la configuration et l'évolution architecturale du baptistère.

Dans sa configuration initiale, datée de la fin du IVème, début du Vème siècle, le baptistère de Grenoble était de plan presque carré.
Un dallage de marbre blanc entourait la cuve baptismale à huit pans et profonde de 75 cm.
Le sacrement du baptême était alors pratiqué par immersion totale, une fois par an, le samedi de Pâques.

Au Vème siècle, une abside en hémicycle fut édifiée du côté est.
Plusieurs centaines de tesselles de verres colorés retrouvées sur le site, dont certaines pourvues d'une feuille d'or, permettent d'imaginer quel pouvait en être le décor mural.

 

Au cours du VIème siècle, trois autres absides vinrent s'appuyer sur les murs du baptistère, lui conférant son plan si caractéristique. Le sol de ces absides, recouvert de dalles de brèche rose, est en grande partie encore conservé. La cuve baptismale, réduite dans ses proportions et en profondeur, devient pentagonale. Un baldaquin reposant sur 5 fines colonnes la surmontait. L'eau jaillissait par l'intermédiaire d'une colonnette centrale creuse et retombait sur le baptisé. Le baptême se faisait alors par aspersion. Le socle de la colonnette centrale, le tuyau d'adduction d'eau en plomb ainsi qu'une grande partie des dalles calcaires autour de la cuve sont toujours en place.

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Les fouilles archéologiques du site ont également permis de dégager plusieurs vestiges de salles annexes du baptistère. Seuls autorisés à administrer le sacrement de baptême à l'origine, les évêques déléguèrent ce rôle à partir du VIIème et VIIIème siècle à des prêtres.

Les baptêmes se feront ensuite sur les fonts baptismaux dans la cathédrale et le baptistère sera alors démoli.

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La cathédrale Notre Dame et l'église Saint Hugues

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La découverte du baptistère a permis d'acquérir la certitude qu'une première cathédrale avait bien été construite, à la fin du IVème siècle, à l'emplacement de l'actuelle. Seule une campagne de fouille sous l'édifice actuel permettrait d'en savoir plus sur ce premier sanctuaire chrétien.

C'est à la fin du IVème siècle qu'aurait donc été créé l'évêché de Grenoble.
Le plus ancien évêque connu est Domnin (Domninus en latin).
Son nom, en tant qu'évêque de Gratianopolis, figure sur la liste des membres du concile d'Aquilée en 381.

 

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En 379, sous l'empereur Gratien, Cularo avait pris le nom de Gratianopolis. Ce changement de dénomination serait lié à la fondation par Gratien de l'évêché de Grenoble. La ville aurait adopté ce nouveau nom en l'honneur de l'empereur qui venait de faire de Grenoble une capitale religieuse. L'évêque, chef spirituel du diocèse, fut également longtemps détenteur du pouvoir temporel.

L'implantation et le renforcement du pouvoir des comtes du Viennois (Dauphins) à Grenoble à partir du XIème siècle seront à l'origine d'incessants conflits entre les deux seigneurs.
Jusqu'à la Révolution cependant, l'évêque portera le titre de Prince de Grenoble.

 

La cathédrale de Grenoble est un édifice peu banal.
Il s'agit, depuis l'origine, d'un système d'église double, c'est-à-dire de deux églises édifiées côte à côte : une église épiscopale, Notre Dame, et une seconde église, Saint Hugues, dont le rôle originel n'est pas connu précisément.
S'agissait-il de la chapelle privée de l'évêque ou plus vraisemblablement d'un lieu de formation ou de préparation au sacrement du baptême ?

Au cours du Moyen Âge, l'église Saint Hugues deviendra l'église paroissiale de la ville ancienne, rive gauche de l'Isère.

La configuration d'église double, caractéristique de l'époque des premiers temps chrétiens est très rarement aussi bien conservée qu'à Grenoble.

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Dans la seconde moitié du Moyen Âge, la cathédrale Notre Dame et Saint Hugues furent reconstruites à deux reprises : tout d'abord au XIIème siècle, en style roman, puis au XIIIème siècle, en style gothique avec utilisation de la brique. De l'édifice roman, la cathédrale a conservé son portail daté de 1140, remanié au XIXème siècle.

Deux chapiteaux seraient issus du portail roman d'origine, dont un seul est resté en place du côté droit.
L'autre, conservé au Musée Dauphinois, a été remplacé par une copie. A l'intérieur, plusieurs vestiges de l'édifice roman sont encore visibles dont notamment le « pilier saxon ».

A la fin du XIIème siècle ou début du XIIIème siècle est élevée la massive tour porche qui domine toujours la place Notre Dame. Sa base est en pierres calcaires mais ses étages supérieurs en brique.

Issue d'une seule campagne de construction, la tour porche illustre parfaitement le changement radical d'utilisation de matériau au début des années 1200 et le nouveau goût pour l'architecture de brique.

Le chœur et la nef de la cathédrale sont réédifiés vers le milieu du XIIIème siècle.
La présence de la tour porche à l'ouest et du mur d'enceinte urbaine à l'est n'autorisèrent qu'un faible agrandissement.

L'abside de la cathédrale et ses contreforts vinrent alors s'appuyer directement sur l'enceinte de la ville, rendant nécessaire la construction d'un chemin de ronde. Du côté nord, la cathédrale s'agrandit en prenant appui contre l'église Saint Hugues. L'espace qui séparait les deux églises disparut alors.

La grande nef avec ses voûtes à croisées d'ogives en briques fut remaniée au début du XVIIIème siècle lorsque les fenêtres hautes en plein cintre furent remplacées par de larges ouvertures. La nef a également perdu vers 1860 ses tribunes latérales qui ne surplombent plus aujourd'hui que les seconds bas-côtés.

Le chœur est l'une des parties les plus remarquables de la cathédrale, car il fut peu remanié.
L'abside à cinq pans a conservé ses baies d'origine avec leurs ébrasements à moulurations complexes. Sur le côté gauche se trouve le tombeau des évêques, édifié en 1407 par l'évêque Aimon II de Chissé. Restauré après les guerres de religion et la Révolution, il n'abrite plus le mausolée du cardinal Le Camus, déplacé au XIXème siècle à droite de l'entrée de la cathédrale.

Face au tombeau, sur le côté droit du chœur s'élève le célèbre ciborium gothique. Réalisé sous l'épiscopat de Siboud Alleman vers 1455, cet édifice de pierre blanche peinte en rouge, haut de 14,34 mètres et véritable dentelle de pierres, comprenait un tabernacle destiné à accueillir les saintes osties. Il a malheureusement perdu toutes ses statues depuis les guerres de religion.
L'ancien maître autel, de marbre blanc avec un baldaquin doré, est un don de Mgr de Bruillard au milieu du XIXème siècle.

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Il est surmonté d'un remarquable et précieux tabernacle en marbre de carrare de 1576, en forme de tempietto. Il provient du monastère de la Grande Chartreuse qui l'avait lui-même reçu de la Chartreuse de Pavie.

Cinq panneaux en bois sculpté et doré, datés du XVIIIème siècle, ornent les murs de l'abside. Ils représentent différentes scènes de la vie du Christ.

Les vitraux furent réalisés en 1879. Celui du centre représente Notre Dame de l'Assomption, patronne de l'église.


L'avant chœur, où siégea jusqu'en 1790 le chapitre cathédral et ses 18 chanoines, accueille depuis juin 2008 un nouveau mobilier liturgique.
Créations exclusives de Jean-Marie Duthilleul, architecte parisien, un nouvel autel et un ambon en marbre de carrare rehaussé de dorures à l'or fin, ainsi  qu'une cathèdre en noyer, ont pris place dans le chœur.

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A la fin du XVème siècle, une aile du cloître des chanoines a été intégrée dans la cathédrale, créant ainsi une série de chapelles du bas-côté sud. L'une d'elles, l'ancienne chapelle Saint Vincent de Paul, de style gothique flamboyant, présente une clé de voûte ornée d'un gracieux médaillon représentant les trois personnes divines couronnant la Vierge dans le ciel. Quatre hirondelles sculptées entourent la scène.
La cathédrale fut agrandie vers 1500 à droite de la tour porche, du côté sud. Le portail gothique par lequel les visiteurs et fidèles pénètrent aujourd'hui dans l'église est construit en 1515.

En 1883/1884 avait été érigée, à grand frais, contre la tour porche, une impressionnante façade néo-romane en grande partie réalisée en pierre factice. Conçue par l'architecte diocésain Berruyer avec trois portails, elle devait conférer à l'édifice une allure plus classique de cathédrale. Après la découverte du baptistère, cette façade sera détruite en 1990 pour redonner à Notre Dame une configuration plus proche de celle du Moyen Âge.

 

Ancienne église Saint Laurent et Crypte Saint Oyand

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L'ancienne église paroissiale Saint Laurent et ses proches abords constituent un site archéologique complexe, unique en Europe et dont les parties les plus anciennes remontent à l'Antiquité et à la période du Haut Moyen Âge.

Important site de nécropoles, Saint Laurent est un lieu incontournable pour la découverte et l'étude des rites funéraires et modes d'inhumation, des premiers temps chrétiens au XVIIIème siècle.

Plus de 1500 sépultures ont en effet été mises au jour.

Parmi les plus anciennes figurent 8 mausolées datés des IVème et Vème siècles.
L'un deux, unique en France, a conservé son décor intérieur de peintures murales représentant des faux marbres.

Le joyau du site est sans conteste la crypte Saint Oyand, vestige d'une église funéraire construite au début du VIème siècle en forme de croix grecque et dont chaque branche comportait trois absides, symbole de la Sainte Trinité.

Si les parties hautes de l'église furent détruites à l'époque carolingienne, l'aile Est de la crypte s'est conservée jusqu'à nos jours.

Elle fut ornée au VIIème siècle d'une colonnade comptant 20 colonnes en brêche de Vimine, conglomérat de Bourdeaux ou en marbre blanc (Savoie), remplois de l'époque antique.

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Les colonnes sont surmontées de chapiteaux et tailloirs en calcaire des Baux de Provence ou en marbre blanc avec un remarquable et riche décor sculpté, caractéristique de l'iconographie chrétienne du VIIème siècle : palmiers, dattiers, agneaux, colombe, griffons et canthares, vases antiques dont s'échappent des rinceaux de feuillages, symboles de la Résurrection.

L'actuelle église Saint Laurent a remplacé vers 1150 l'église carolingienne précédente, elle-même édifiée à l'emplacement de l'église funéraire.

A partir du XIème siècle, le site avait changé de destination avec l'implantation de moines bénédictins issus de l'abbaye de Saint Chaffre en Velay dont le père abbé était apparenté avec l'évêque de Grenoble.

Les bénédictins fondèrent le prieuré Saint Laurent et réédifièrent leur église vers 1150.

Dans la seconde moitié du XVIIème siècle, le prieuré fut supprimé et Saint Laurent devint église paroissiale et le siège d'un chapitre dédié à Saint Paul et Saint Laurent.

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Si le clocher de l'église fut reconstruit au XVIIème siècle, les parties hautes de l'abside ont conservé leur décor d'origine, du XIIème siècle. Les arcs des baies du chœur retombent sur de fines colonnettes aux chapiteaux sculptés.

A la base du toit, les modillons sculptés représentent différents volatiles, têtes d'animaux ou visages humains.
Deux serpents sculptés sont également visibles.

Contre le clocher s'élève toujours un vestige des fortifications du XIVème siècle, l'un des rares témoignages des fortifications de cette époque à Grenoble.

 

A partir de 1977, l'église et ses abords immédiats, dont l'emplacement de l'ancien cloître, font l'objet de plusieurs campagnes de fouilles archéologiques.
L'ampleur et la richesse des découvertes rendront nécessaire la désacralisation de l'église paroissiale en 1983.
Le site pourra ainsi devenir par la suite le musée archéologique Eglise Saint Laurent.

Le site est fermé pour travaux jusqu'à fin 2010.

Les travaux en cours consistent entre autres à l'édification d'une toiture protégeant l'espace du cloître et à la création d'un espace d'exposition pour la collection d'objets découverts lors des fouilles.

La crypte fut classée le 26 février 1850. L'ensemble du site (église et abords) fut classé le 10 août 1977.

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Collégiale Saint André

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Deuxième plus vaste édifice religieux de la ville ancienne, la collégiale et sa belle flèche gothique marquent le cœur du quartier delphinal, lieu de pouvoir des Dauphins au Moyen Âge.

C'est le Dauphin André qui, à partir de 1228, en lança la construction pour installer le chapitre de chanoines qu'il avait fondé deux ans plus tôt à Champagnier, au sud de Grenoble.
Il souhaitait ainsi affirmer son pouvoir face à celui de l'évêque.

Ce chapitre ou collège de chanoines donnera son rang à Saint André qui n'était donc pas une église paroissiale avant la Révolution mais une collégiale. Le chapitre de Saint André comptait 12 chanoines et un supérieur, le prévost. Il ne reste aujourd'hui que d'infimes vestiges du logis des chanoines. Leurs petites maisons ainsi que leur cloître furent détruits au début de la Révolution.
Second plus ancien chapitre de la ville, les chanoines de Saint André devaient toujours, lors des fêtes et processions marquer le pas et laisser la place d'honneur au doyen et chanoines du chapitre cathédral. Les conflits de préséance entre les deux chapitres étaient légendaires. Edifiée au XIIIème siècle, époque où les bâtiments religieux et nobles sont élevés en briques, la collégiale Saint André ne déroge pas à la règle.
Seuls le soubassement et les chapelles nord, construites ultérieurement, sont en pierres calcaires, ainsi que l'élégante flèche gothique à quatre clochetons construite en pierre de tuf et achevée en 1331.

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Edifice le plus élevé de la ville jusqu'à la deuxième moitié du XIXème siècle (56 mètres), le clocher de Saint André accueillit en 1398, après accord avec les chanoines, la première horloge publique de la ville.

 

Eglise Saint Louis

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L'église Saint Louis est une église paroissiale, fondée à la fin du XVIIème siècle par la volonté de Mgr Le Camus, évêque de Grenoble, qui avait souhaité créer deux paroisses dans les nouveaux quartiers de Grenoble : l'une dans la ville, Saint Louis, et l'autre hors les murs, Saint-Joseph, dans le faubourg du même nom. Edifiée de 1689 à 1699, elle fut consacrée cette dernière année par Mgr Le Camus et dédiée à Saint Louis, Saint Patron du roi Louis XIV et protecteur de la France.

Une plaque avec une inscription latine située au-dessus du portail d'entrée rappelle que Louis le Grand fit édifier cette maison pour le Seigneur, l'an 1699.
L'église, bâtie en forme de croix latine par Claude Mollart, ingénieur du roi et architecte de la ville, présente une architecture classique très sobre. Le clocher, avec ses baies en plein cintre garnies d'abat-son est surmonté d'un dôme.

Le chœur abrite un beau maître-autel du XVIIIème siècle et des tableaux peints dans les années 1680 par le frère dominicain André. Placés initialement dans l'église des Dominicains, ils sont installés dans Saint Louis en 1805. Les stalles du chœur, les confessionnaux et la chaire, du XVIIème siècle, sont en bois de noyer.

L'église abrite également une belle vierge en marbre blanc, peut être l'œuvre d'un sculpteur grenoblois du XVIème siècle.

Les vitraux, réalisés en 1925 et 1934 présentent deux styles très différents.

Les nouvelles orgues de Saint Louis, qui remplacent depuis les années 1980 les grandes orgues du XVIIème siècle, déplacées et réinstallées dans l'abbaye de Saint Antoine, leur lieu d'origine, sont des orgues de grand renom.

Réalisées par le facteur d'orgue français Bartoloméo Fromentelli, elles comprennent 61 jeux et 4600 tuyaux.
Elément original de la façade principale, le grand oculus au-dessus de la porte d'entrée accueille à la fois un vitrail et l'horloge de l'église.

 

Eglise Saint Bruno

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Ce fut la première église construite à l'ouest de la ville dans les nouveaux quartiers populaires et ouvriers. Consacrée à Saint Bruno, fondateur du premier couvent de la Grande Chartreuse en 1084, elle est ouverte au culte en 1879.

Son édification ne se fit pas sans difficultés, administratives et financières, malgré le don de cent mille francs fait en 1867 par les Pères Chartreux pour aider à sa construction. Suite à de multiples modifications des plans initiaux, des problèmes de devis et de mésentente avec la ville, ce ne seront pas moins de quatre architectes qui se succéderont pour réaliser la construction.

Il s'agit d'Anatole de Baudot, Alphonse Durand, Eugène Péronnet et Alfred Berruyer, Ce dernier, à partir de 1875, « refera les plans de l'église en s'appliquant revenir aux formes simples et harmonieuses du projet primitif, tout en ménageant sa transition avec les parties déjà exécutées ».

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L'église, de style néo-roman, ne sera finalement pas construite en pierres de tailles mais en pierres factices de ciment naturel prompt, ceci pour des raisons de coût. La pierre calcaire sera néanmoins utilisée pour certaines parties de l'édifice.

Le clocher, avec ses 67 mètres, devint alors le plus haut bâtiment de la ville.

L'intérieur, de belle architecture néo-romane, a été récemment restauré. Le chœur abrite deux tableaux du peintre dauphinois Jules Flandrin, qui représentent deux scènes de la vie de Saint Bruno.

 

Ancien couvent de la Visitation de Sainte Marie d’en Haut, actuel musée dauphinois

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Fondé en 1618 par Saint François de Sales et Sainte Jeanne de Chantal sur l'insistance de dames de la noblesse grenobloise, le couvent de Sainte Marie d'en Haut fut le quatrième couvent de la Visitation de France.
La première pierre fut posée le 19 octobre 1619 en présence de Christine de France, sœur de Louis XIII.

Religieuses contemplatives issues en grande partie de la noblesse, les visitandines accueillaient et éduquaient également les jeunes filles de la bonne société grenobloise et dauphinoise.

Un second couvent de la visitation, dénommé Sainte Marie d'en Bas, sera d'ailleurs créé au milieu du XVIIème siècle dans la ville, à proximité de l'évêché.

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Supprimé en 1792, devenu une prison l'année suivante, le couvent de Sainte Marie d'en Haut deviendra la propriété de la ville de Grenoble. La congrégation du Sacré-Cœur s'y installera après la Révolution.

De 1851 à la séparation de l'Eglise et de l'Etat, ce sont les Ursulines qui occuperont l'ancien couvent.
Elles s'étaient spécialisées dans l'éducation et la formation de jeunes filles issues de milieux modestes et pauvres.

Pendant la première guerre mondiale, le couvent devint caserne et logea jusqu'à 450 militaires.
La chapelle, classée monument historique, sera alors fermée et protégée.
A partir de 1920, de nombreuses familles de travailleurs immigrés originaires du sud de l'Italie, jusqu'à 150, occupent les bâtiments.
Ces familles seront relogées dans la ville au début des années 50.

Dans le cadre de l'organisation des Jeux Olympiques de Grenoble, en février 1968, il fut décidé d'installer dans l'ancien couvent les importantes collections du musée dauphinois et d'y créer de vastes espaces d'expositions.

Dans cette perspective, l'intégralité des bâtiments fut magnifiquement restaurée, le plus possible en l'état originel et en adéquation avec la nouvelle destination de l'édifice.
Une nouvelle entrée est créée pour le musée.

L'ancienne entrée principale du couvent avec sa cour débouchant directement sur les marches de la Montée Chalemont, avait été jugée peu commode.

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Lors de la visite du Musée Dauphinois et de ses remarquables expositions permanentes et temporaires, le visiteur découvre également le cloître avec ses grands arcs de pierre en plein cintre, les jardins en terrasses, le chœur des religieuses et la célèbre chapelle avec ses peintures murales, joyau de la deuxième moitié du XVIIème siècle.

Si une grande sobriété architecturale et une absence d'ornements caractérisaient l'architecture des bâtiments conventuels de la Visitation, l'intérieur de la chapelle présentait toujours des décors riches et prestigieux.
Car rien n'était jugé assez beau pour le service divin.

La chapelle de Sainte Marie d'en Haut ne déroge pas à la règle. Les murs et les voûtes sont entièrement couverts de peintures murales réalisées dans le cadre des fêtes de béatification et canonisation de Saint François de Sales, en 1662 et 1666.

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Exécutées par le peintre Toussaint Largeot dans un camaïeu de gris et de blanc rehaussé d'or, selon un programme symbolique conçu par le père jésuite Ménestrier, les peintures représentent de nombreux médaillons entourés de figures allégoriques illustrant les vertus prônées par Saint François de Sales.

Les médaillons présentent des scènes de la vie du Christ, de l'Ancien Testament et de la vie de la Vierge.

Une originale peinture en trompe l'œil montrant une draperie et un livre posés sur une balustrade orne l'arc triomphal à l'entrée du chœur.

La chapelle a conservé son magnifique retable en bois doré, sculpté par Nicolas Chapuis en 1662, don de François de Bonne de Créqui, troisième duc de Lesdiguières et gouverneur du Dauphiné.

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Pour les fêtes de béatification de Sainte Jeanne de Chantal en 1747 fut réalisé par François Tanzi l'autel de marbre surmonté d'un baldaquin.
Les niches du retable abritent les statues (qui ne sont pas celles d'origine) de Saint François de Sales et Saint Augustin.
Le chœur présente toujours la grille qui séparait le sanctuaire du chœur des religieuses, situé perpendiculairement à la chapelle.
Les Visitandines ne voyaient jamais le retable et l'autel autrement que par le côté. Ceci leur permettait de ne pas être vues ni de voir les personnes laïques assistant aux offices.

 

Ancien couvent Sainte Cécile des Bernardines, actuel siège des éditions Glénat

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Le 17 septembre 2009 était inauguré le nouveau siège social des éditions Glénat dans l'ancien couvent des Bernardines de Grenoble, magnifiquement restauré après trois années de travaux.
Occupé par l'Armée depuis le début de la Révolution jusqu'en 2002, les bâtiments du couvent avaient connu d'importants remaniements.

Après avoir accueilli les services d'architecture de la ville en 1921, l'ancienne chapelle était devenue une salle de cinéma, puis au début des années 70 un lieu de formation et de création, le théâtre du Rio.
Un étage avait alors été créé à l'intérieur, coupant l'ancienne chapelle en deux niveaux.
L'ancien chœur des nonnes avait même été transformé un temps en bar dancing après la seconde guerre mondiale.

Jacques Glénat, fondateur et directeur des éditions Glénat, a souhaité une restauration et une valorisation exemplaire de cet ancien patrimoine religieux. Grâce à l'enquête archéologique réalisée par la direction de la culture et du patrimoine du conseil général de l'Isère et au remarquable travail des architectes Jacques Scritori et Patrick Charra, l'ancien couvent des Bernardines a connu une véritable résurrection.

Fondé le 22 novembre 1624, jour de la Sainte Cécile, par les sœurs bernardines Thérèse de Buissonrond et Louise Borel de Ponsonnas, qui en furent respectivement les deux premières mères supérieures, le couvent avait été construit au cours de la première moitié du XVIIème siècle. Les Bernardines étaient des cisterciennes réformées qui avaient choisi de revenir à l'exercice de la règle d'origine, très stricte. Elles avaient tiré leur nom du grand réformateur Bernard de Clairvaux dont la spiritualité était fortement marquée par la pénitence. Le couvent de Grenoble comptait 14 bernardines lorsqu'il fut supprimé en 1792.

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Depuis sa restauration, l'ancien couvent a retrouvé ses espaces et sa configuration d'origine. Le vestibule menant au parloir avec ses grilles anciennes, la niche abritant autrefois un tour de charité sont à nouveau visibles.
Les parties hautes du portail de pierre, sur la rue, ont été reconstituées sur le modèle ancien.
Ce portail donne à nouveau accès, comme autrefois, à la chapelle par une avant-cour à ciel ouvert.

La chapelle a retrouvé son beau portail d'entrée avec niche, fronton, entablement et pots à feux ainsi que l'oculus qui le surmonte. Une copie de porte ancienne à deux vantaux et imposte sculptée en noyer massif a été réalisée par une entreprise spécialisée.

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L'intérieur de la chapelle a été restauré dans ses volumes d'origine. A l'emplacement de l'ancien retable, s'élève une bibliothèque moderne sur plusieurs niveaux abritant l'intégralité des ouvrages (20000 volumes environ) édités par Glénat depuis sa fondation.

Sept lustres en forme d'auréoles éclairent l'ancienne nef qui accueillera régulièrement des expositions, conférences ou séminaires. C'est dans la chapelle, d'accès libre pendant la semaine, que se trouve l'espace public d'accueil des Editions Glénat. L'ancien chœur des Bernardines, perpendiculaire à la chapelle, est aujourd'hui devenu la salle d'un restaurant.

D'autres parties de l'ancien couvent, telles le remarquable escalier d'honneur à quatre noyaux et à rampes en fer forgé ainsi que le cloître avec sa fontaine et ses jardins illustrant les quatre saisons, ne sont accessibles que lors de visites guidées.

 

Ancienne chapelle des Jésuites, collège et lycée Stendhal

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Attenante à l'ancien collège des jésuites, actuel collège et lycée Stendhal, l'ancienne chapelle des jésuites de Grenoble a gardé sa belle façade classique en pierres de Sassenage et de l'Echaillon.

Cette façade ne sera élevée qu'au début du XVIIIème siècle alors que la chapelle elle-même, commencée en 1660 sera achevée vers 1666 grâce au soutien financier de Louis XIV et de seigneurs dauphinois.

La façade, avec ses pilastres à chapiteaux corinthiens, ses frontons triangulaires et cintrés, ses niches et les volutes encadrant l'étage supérieur, est caractéristique des édifices religieux du XVIIème siècle et s'inspire très étroitement de la façade de l'église du Gesù de Rome.

Les six niches ont accueilli jusqu'à la Révolution les statues des quatre évangélistes et des saints Ignace de Loyola et François-Xavier, fondateurs de la Société de Jésus.
Ces statues avaient été exécutées par le sculpteur grenoblois Guillaume Bernard.

L'intérieur, divisé en plusieurs parties dans la seconde moitié du XIXème siècle, a retrouvé, lors de sa restauration par l'architecte Jacques Scritori, ses proportions d'origine. Une belle frise de rinceaux de feuillages, courrant tout autour de la chapelle a été dégagée et mise en valeur.

Une porte d'origine et deux petites tribunes avec garde-corps à balustres de pierres sont également visibles. L'ancienne chapelle abrite aujourd'hui le centre de documentation et d'informations de l'établissement.

Les bâtiments de l'ancien collège ont été édifiés dans les années 1660/1680. Fondé en 1651, le collège des jésuites avait tout d'abord été installé dans des bâtiments provisoires.

La cour d'honneur a conservé une belle porte à large vantail sculpté.
L'escalier d'honneur abrite toujours son exceptionnelle horloge solaire, réalisée en 1673 par le père jésuite Bonfa.

 

Ancienne chapelle de la Visitation de Sainte Marie d'en Bas

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Très tôt, la mère de Chantal, fondatrice du couvent de Sainte Marie d'en Haut, dont l'accès restait peu commode, souhaite fonder un second couvent à Grenoble, dans la ville.

Dès 1638, elle obtient pour cette fondation le consentement de l'évêque, des consuls et du parlement.

Ce n'est cependant qu'en 1647 que le couvent de Sainte Marie d'en Bas est officiellement fondé et s'installe dans une maison du quartier Très cloître.
Entre 1652 et 1659, les visitandines acquièrent plusieurs autres maisons voisines.

En 1675, elles font bâtir, sur l'injonction de l'évêque de Grenoble Le Camus, un grand corps de logis à toiture mansardée avec une galerie de cloître et un grand escalier à balustres de pierres.
La chapelle du couvent reste longtemps un édifice provisoire, en très mauvais état dans la seconde moitié du XVIIIème siècle.

En 1783, les visitandines font construire une nouvelle église, bénie le 23 février 1786 et dont le plan est original.

En effet le chœur des religieuses est bâti dans le prolongement axial de la chapelle, derrière le maître-autel. Il s'agit d'une disposition unique en France dans les couvents de la Visitation, mais plus courante en Italie. Elle a imposé la mise en place d'un maître-autel à double face, l'une vers la nef, l'autre le chœur.
Le remarquable décor intérieur de la chapelle en fait l'un des plus élégants édifices d'époque Louis XVI en France.

 

La nef est rythmée par une ordonnance de pilastres en pierres de molasse qui encadrent de grands arcs aveugles.
Les chapiteaux ioniques sont reliés par une guirlande de feuilles de laurier. Une belle frise avec deux guirlandes entrelacées court tout autour de la chapelle.
Les ogives de la voûte sont dessinées « en faisceaux de baguettes liées avec des rubans ».
Le maître-autel, réalisé avec des marbres de différentes couleurs, était d'une grande richesse.

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Comme tout le mobilier intérieur, il a disparu au début de la Révolution. Au-dessus du chœur se trouvaient les chambres des domestiques, des appartements pour les dames retraitantes, la salle pour les ornements, l'économie et la salle des archives.

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La façade de la chapelle, bien conservée, présente toujours son beau portail entouré de colonnes doriques jumelées, avec ses pots à feu et son attique « en forme de tombeau » surmonté d'une gloire avec le Sacré Cœur de Jésus.

En 1792, les religieuses sont expulsées et le couvent sert d'arsenal et de magasin d'habillement pour l'Armée.

En 1903, les bâtiments du couvent son détruits.
Seule subsiste la chapelle qui accueille en 1906 le premier Musée dauphinois.

Ce musée est transféré en 1968 dans l'ancien couvent de Sainte Marie d'en Haut.
La chapelle abrite le Théâtre de Sainte Marie d'en Bas.

 

Chapelle de l’Adoration (ancienne chapelle des Pénitents Blancs), rue Voltaire

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Edifiée dans la seconde moitié du XVIIème siècle, cette chapelle fut, jusqu'à la Révolution, celle de la confrérie des Pénitents blancs de Notre Dame du Gonfalon.

En 1739, la confrérie des Pénitents de la Miséricorde fut rattachée à celle des Pénitents blanc qui effectua dès lors des œuvres de miséricorde auprès des prisonniers et des condamnés à mort.

Complètement intégrée dans l'alignement de la rue, l'entrée de la chapelle est discrète.
La façade sur la rue correspond en fait à un corps de bâtiment abritant des salles à l'usage de la confrérie. La chapelle proprement dite se trouve à l'arrière du bâtiment sur rue.

Au XIXème siècle, elle accueillit la Société de Charité chrétienne, établie sous le vocable de Saint Vincent de Paul, puis la congrégation des pères de la Salette et ensuite les frères des Ecoles chrétiennes.

Bien qu'entièrement réaménagée en 1900/1901 par Mgr Henry, évêque de Grenoble, qui en fit le siège de l'œuvre de l'Adoration réparatrice, la chapelle a toujours gardé son imposant retable du XVIIème siècle en bois sculpté et un maître autel en marbre avec d'élégantes têtes d'anges et guirlandes de roses.

La chapelle abrite également de belles stalles en bois du XVème siècle, provenant de l'ancien couvent des cisterciennes de Crolles.

L'ancienne chapelle des pénitents sert également de lieu de culte à la paroisse orthodoxe russe de Grenoble.

 

Eglise Saint Jean, boulevard Joseph Vallier

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Edifiée en bordure du boulevard, Saint Jean est certainement, par son originale forme circulaire juchée sur pilotis, l'église nouvelle de Grenoble la plus marquante.
Elle fut construite de 1963 à 1965 sur des terrains acquis en 1954, peu après la fondation de la nouvelle paroisse Saint Jean.

Sa première toiture autoportante en hyperboloïde, coiffée d'un chapiteau dentelé en bronze, devra être entièrement reconstruite en 1979 suite à des problèmes d'infiltrations ayant entraîné une déformation de la charpente.

La nouvelle toiture est surmontée d'un important lanternon comportant 9 baies avec une croix au-dessus, culminant à 27 mètres de hauteur.

L'église est construite selon un plan circulaire de 37 m de diamètre et peut accueillir jusqu'à 1300 personnes.
La nef, en forme de cuvette surélevée de 5 m, est portée par 18 piliers en béton armé.
Le dôme portant l'autel en forme de cône renversé marque la présence, au niveau inférieur, d'une chapelle construite en béton brut de décoffrage.

L'intérieur abrite une belle icône aux couleurs vives du Christ en croix, copie d'une œuvre du XIIIème siècle, réalisée en 1988 par un paroissien, Alain Plotard. La cuve baptismale est une pierre sculptée d'origine antique.

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Eglise Saint Luc, place Docteur Girard

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Après la seconde guerre mondiale, l'expansion rapide de la ville rendra nécessaire la création de nouvelles paroisses. Dès 1954, le diocèse de Grenoble se lancera dans la construction d'églises nouvelles.
Ces édifices se devront d'être en accord avec leur temps, à l'ère du béton et des formes nouvelles.

Fonctionnalité des églises, simplicité et sobriété de la structure extérieure et de la décoration intérieure ont alors été adoptées.
Le sanctuaire avec l'autel reste la zone principale de l'expression décorative.

Mais simplicité et sobriété ne constituent pas un obstacle à une grande originalité architecturale qui caractérise ainsi un grand nombre d'églises nouvelles de Grenoble.

L'église Saint Luc, édifiée en 1967 au cœur du quartier de l'Ile Verte, en est un bel exemple.
Bâtie dans un quartier à l'habitat dense, il fut décidé d'ériger sur la même parcelle l'église paroissiale et un immeuble d'habitation, l'église Saint Luc étant en dessous et l'immeuble d'habitation au-dessus.

L'originalité du projet architectural réside dans le fait que Saint Luc reste néanmoins un édifice complètement indépendant, bénéficiant de sa toiture propre et d'une conception architecturale entièrement différente, avec notamment de grandes surfaces vitrées.

Une partie des structures porteuses de l'immeuble traversent la toiture de l'église pour un soutien efficace.

L'intérieur abrite une belle représentation de la Cène derrière l'autel et deux ambons représentant des épis de blé et un bœuf, figure symbolique de saint Luc.