Places et rues

Places et rues

Avec leur âme latine, Renaissance ou dauphinoise, qu'elles sont belles les places de Grenoble ! 
Formidables lieux de vie tout au long de la journée, elles accueillent le matin l'enthousiasme et les couleurs des marchés producteurs, elles savent, au coeur de la journée, offrir un hâvre de paix au promeneur qui souhaite prendre un verre ou se restaurer à la table d'une des nombreuses terrasses pour devenir le soir de trépidants points de rencontre où s'animent les discussions et se nouent aussi les plus belles rencontres...

 

Place Grenette

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La place Grenette , la "PG" comme l'appellent encore certains Grenoblois, est depuis de centaines d'années le cœur vivant de la ville.

C'est aussi pour toute l'agglomération la place la plus connue de la capitale des Alpes.

Elle constitue donc un vrai lieu de rendez-vous, idéal pour s'attarder à la terrasse d'un café ou d'un restaurant ou encore pour flâner au gré des nombreux commerces qui y sont installés.

 

Place Saint-André

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La place Saint-André est l'un des endroits les plus animés de Grenoble.

De son autre nom la "place du Trib", en référence à l'ancien palais de justice qui y fut installé jusqu'en 2002, attire tout au long de l'année étudiants et touristes qui profitent, dans une ambiance incomparable, des terrasses des nombreux cafés qu'elle abrite.

 

Places aux Herbes

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Située au cœur de la ville ancienne, la Place aux Herbes est très animée lors des marchés qu'elle accueille sous sa petite halle (fin XIXe) tous les matins sauf les lundis. Cette place, longtemps dénommée Place du Mal-Conseil, était traditionnellement au Moyen Âge la place du pouvoir populaire à Grenoble.
C'est ici que se réunissaient les Grenoblois pour discuter des affaires de la cité. C'est ici qu'eurent lieu également, jusqu'au XVIIème siècle, les exécutions publiques.
Un marché de produits régionaux est organisé le vendredi après-midi.

 

Place Notre Dame

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Sur cette place animée s'élèvent la cathédrale Notre-Dame et sa tour-porche (XIIIe), l'église Saint Hugues (XIIIe) et le Baptistère (IVe-VIe) dont les vestiges sont accessibles depuis le musée de l'Ancien Évêché.

La fontaine des Trois ordres (1897) commémore les événements prérévolutionnaires de 1788 (Journée des Tuiles) qui ont ouvert la voie à la Révolution.

 

Place de Gordes

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Pittoresque place de la vieille ville créée en 1791 à l'emplacement de la maison du prévôt des chanoines de Saint-André. À noter, la belle vue sur la flèche gothique XIVe de la collégiale.

 

Place Sainte Claire

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Avec son élégante halle couverte (1874) ornée d'une fontaine et les marchés aux fruits et légumes organisés chaque matin (sauf le lundi) tout autour, la place Sainte Claire est un lieu très apprécié des Grenoblois.
Elle tire son nom du couvent de Clarisses, créé au XVème siècle et supprimé à la Révolution dont les bâtiments s'élevaient approximativement sur l'emplacement de la halle actuelle.

La partie nord de la place n'a pris sa configuration actuelle qu'à la fin du XIXème siècle en reconstruisant une rangée d'immeubles en retrait du côté des numéros impairs.

Les maisons, restées ancienne du côté pair, ont gardé quelques belles portes du XVIIème siècle.

 

Place des Tilleuls

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Cette petite place pittoresque tire son nom des tilleuls (actuellement au nombre de quatre) plantés en son centre.

Elle a été préservée en grande partie des bouleversements qu'a connu cet ancien quartier du chapitre cathédral pendant et après la Révolution, notamment lors de la création des rues Bayard et Auguste Gaché.

Les demeures autour de la place remontent aux XVIIème et XVIIIème siècles et furent habitées jusqu'à la Révolution par les chanoines du chapitre de la cathédrale.

Depuis 1990, une œuvre de l'artiste brésilien Roberto Sà orne le centre de la place : un arbre de bronze et à son pied un couple d'enfants également en bronze.

 

Jardin de Ville

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Ancien jardin privé des ducs de Lesdiguières, devenu public en 1719, il est en été un important lieu d'animations. Près des parterres à la française, l'ancien Hôtel de Lesdiguières, édifié entre 1600 et 1650, fut hôtel de ville de 1719 à 1967 et il accueille, aujourd'hui, la Maison de l'International.

 

Place de Verdun

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Place de représentation de l'époque du Second Empire, ancienne place d'Armes, elle est entourée d'édifices en pierre calcaire tels la préfecture de l'Isère, l'ancien musée-bibliothèque, l'hôtel des Troupes de Montagne.

 

Esplanade du Musée

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L'Esplanade François Mitterrand, est un agréable espace de verdure, créé en même temps que le musée de Grenoble en 1993/1994.

A son emplacement s'élevait jusqu'aux guerres de religion le couvent des cordeliers et les fortifications est de la ville, puis la citadelle construite par le duc de Lesdiguières dont deux sections de murailles subsistent encore de nos jours du côté du quai Jongkind et enfin une grande caserne, la caserne Vinoy, détruite dans les années 1980.

Près du quai se dresse toujours la massive Tour de l'Isle, achevée vers 1418, vestige des fortifications de la ville. L'esplanade accueille trois œuvres d'art modernes : Monsieur Loyal, stabile d'Alexandre Calder (1968), l'Etoile polaire de Mark di Suvero (1972) et une sculpture, « Jeune fille debout », créée en 1934 par Marcel-Antoine Gimond.

 

Rue Jean-Jacques Rousseau

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Célèbre rue piétonne de la ville ancienne, elle fut le siège de plusieurs grandes familles grenobloises nobles et bourgeoises et a gardé d'intéressants éléments de patrimoine architectural. Au n°2 a habité, en juillet/août 1768, le philosophe suisse Jean-Jacques Rousseau.
L'avocat Antoine Barnave, grande figure des premières années de la Révolution a vécu avec sa famille au n°4 (ferronneries XVIIIe).

Au n°14 (plaque commémorative sur la façade) est né, dans l'appartement natal au 2ème étage, le célèbre écrivain romantique Henri Beyle, dit Stendhal.

Au n°16 : remarquable portail à deux vantaux en bois de noyer (XVIIe et XVIIIe).

Au n°17 : tourelle renaissance en encorbellement de l'ancien Hôtel des seigneurs de Rabot (XVIe).

 

Rue Chenoise

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Avec ses façades anciennes, ses arcs de boutiques en pierre et ses nombreux petits restaurants, la rue Chenoise est une des rues les plus pittoresques de la vieille ville.

Elle tire son nom, par déformation, de l'ancienne famille de Chaulnais qui possédait des terres et une maison forte à proximité.

Située au pied des remparts, dans le faubourg de l'Isle, la rue est très tôt un lieu de passage très important pour les voyageurs et marchands qui quittaient la ville pour emprunter le pont sur l'Isère.

Des familles nobles et bourgeoises y firent construire de belles demeures. Les n°8 et 10 de la rue en sont de beaux exemples.

 

Rue Voltaire

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Dès sa création au XVIIème siècle, cette rue, dénommée originellement rue Neuve des Pénitents, devient le cœur d'un quartier élégant habité par de nombreuses familles de parlementaires nobles, dont celle du Premier président du Parlement, à partir de 1761. Elle recèle toujours aujourd'hui de belles demeures des XVIIème et XVIIIème siècles.
La rue Voltaire forme avec la rue Bayard voisine le quartier des antiquaires.
Remarquez au N°6 le portail de l'ancien Hôtel de la 1ère Présidence du Parlement (1770) et au N°17 la façade de l'ancienne chapelle des Pénitents Blancs (XVIIe), actuelle chapelle de l'Adoration.

 

Rues Bayard et Auguste Gaché

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La rue Bayard, créée dans les années 1790, et la rue Auguste Gaché, construite dans les années 1820 occupent en partie des terrains appartenant au chapitre cathédral avant la Révolution.

La rue Bayard constitue, avec la rue Voltaire, le quartier des Antiquaires et accueille également des bouquinistes et magasins d'encadrements d'art.
Au n°17, le magasin « Laiterie Bayard » a conservé ses décors d'origine datant des années 20.

La rue Auguste Gaché doit son existence à l'une des toutes premières opérations d'urbanisme d'origine privée à Grenoble.

La grande unité architecturale des immeubles qui la bordent, ayant tous des entresols à baies cintrées et quatre étages d'habitation au-dessus, en font l'une des rues les plus originales de la ville.