Une balade au cœur du Parc Paul Mistral pour se plonger dans l’histoire des JO de Grenoble !

Posté le 8 fév. 2018 à 14:55 (permalien)

On a testé pour vous - la visite guidée "Les Jeux Olympiques de 1968"


Par Manon et Céline / Consulter l'ensemble des articles On a testé pour vous

Cela ne vous aura pas échappé, Grenoble souffle cette année les 50 bougies des JO qui ont marqué son histoire et son image à jamais ! Oui, c’était il y a 50 ans déjà, du 6 au 18 février 1968…Les Xe Jeux Olympiques d’hiver, avec ses héros, ses innovations, ses bâtiments, ses festivités et tout son héritage sont toujours bien présents dans les mémoires des Grenoblois et des Grenobloises ! Car oui, s’il est un seul événement à retenir qui ait profondément transformé la ville, c’est bien celui-ci : les Jeux Olympiques de 1968…


Céline et moi, trop jeunes pour avoir assisté à cette liesse olympique en 1968, nous avons voulu en savoir plus sur l’histoire des Jeux de Grenoble. Aussi, lorsque l’on nous a proposé de participer àla visite "les jeux olympiques de Grenoble", imaginée par l’Office de Tourisme et proposée à l’occasion de la Célébration des 50 ans, nous n’avons pas hésité à nous y rendre. Ma curiosité à ce sujet était aiguisée : que reste-t-il des JO dans la ville aujourd’hui ? Où est la vasque ? Où s’est déroulée la cérémonie d’ouverture ? Quel a été le coût d’un tel événement (c’est un sujet qui revient souvent) ?

Il y a quelques jours, le rendez-vous nous a été donné au Parc Paul Mistral, lieu incontournable à Grenoble lorsqu’il est question des Jeux Olympiques…et l’on comprend mieux pourquoi au fur et à mesure que la visite se déroule ! Voici un court aperçu…
 

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Il est 11h. Vincent, notre collègue guide-conférencier, nous attend de pied ferme à hauteur de l’Hôtel de Ville, d’où débute le parcours de la visite. Et ce n’est pas pour rien qu’il a choisi de commencer là : en effet, l’Hôtel de Ville est une construction des Jeux Olympiques, datant de 1967. Le bâtiment est l’œuvre de l’architecte Maurice Novarina. Premier clin d’œil qui nous plonge directement dans un aspect essentiel des JO de 68 : le renouveau, l’urbanisme, la modernité apportés à la ville de Grenoble.

Vincent replace l’organisation des Jeux dans son contexte et évoque la candidature de la Ville, les hommes politiques de cette époque et leurs motivations, les projets architecturaux, les enjeux d’un tel événement, etc. Il s’agit vraiment d’une remontée dans le temps, qui présente tout ce qu’il faut savoir pour bien comprendre l’histoire de ces Jeux. On se rend rapidement compte que tout Grenoble a été modifiée, de fond en comble : hôtels, réseaux routiers, institutions politiques. Et Vincent nous transmet cela dans tous les détails…

Puis nous prenons la direction du Palais des Sports, en croisant sur notre chemin une étrange sculpture. Nous apprenons que « Père et Fils » - c’est son nom -  fait partie des œuvres qui ont été réalisées in situ durant l’été 1967 à l’occasion du symposium de sculpture, le premier organisé en France. J’avais déjà vu cette sculpture en me promenant dans le parc, à maintes reprises, et je me demandais ce que c’était. Maintenant je sais.

 

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Entre le Palais des Sports et l’Anneau de Vitesse, deux symboles forts des Jeux Olympiques de Grenoble ayant accueilli plusieurs épreuves, Vincent en profite pour nous raconter bon nombre d’anecdotes sur les athlètes, sur l’esprit olympique de l’époque. Il nous confie que la mère de Peggy Flemming, championne olympique de patinage artistique, ne voulait pas qu’sa fille, jeune et magnifique, aille loger seule au Village Olympique pendant les 15 jours de l’événement. Quant à Jean-Claude Killy, triple médaillé d’or en ski et grand héros de ces Jeux, nous découvrons comment il a remporté sa 3e médaille le 17 février, suite à une situation plus que rocambolesque…

Si les Jeux Olympiques de Grenoble ont été ceux de Jean-Claude Killy, ils ont aussi été ceux de l’Innovation : premiers Jeux retransmis en couleur à la télévision, première mascotte – non officielle, mais mascotte tout de même – le « Schuss », premiers tests de dopage et de féminité…et la liste est encore longue. Décidemment, on innove à Grenoble, on innove !


Le long des sentiers du parc, nous avançons vers la vasque olympique, qui trône fièrement du côté des grands boulevards. Là encore, Vincent nous délecte d’images, de petites histoires. Tout le long de la visite, il évoque ce qui est lié à Grenoble bien sûr, mais pas seulement : il parle aussi des épreuves organisées à Chamrousse, du tremplin de Saint-Nizier-du-Moucherotte, etc. Il semble incollable sur le sujet et c’est un régal pour nous !

La visite se termine Place Pasteur, après plus 1h30 de déambulation pédestre et imaginaire dans l’histoire des Jeux Olympiques de Grenoble en compagnie de notre guide. Céline et moi sommes surprises de voir comme ces Jeux ont été importants, et ce à différents points de vue. Nous nous en doutions oui, bien évidemment, mais c’est en réalité bien plus que ce que nous pouvions imaginer. Cette visite accessible aborde vraiment tous les aspects des Jeux de Grenoble. Maintenant, nous sommes prêtes pour approfondir le sujet en allant au Musée dauphinois .

 

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