Quand le Street Art devient vert : écologie et nature

Posté par Céline BAUDIN (celine.baudin) le 31 déc. 2021 à 11:29



Par Elise  / Consulter l'ensemble des articles de blog de Grenoble Alpes Tourisme

Depuis 2015, Grenoble a la chance de voir ses murs colorés de fresques d’artistes d’ici et d’ailleurs grâce au Street Art Festival Grenoble Alpes. Certaines œuvres choisissent de mettre en lumière la nature, verdissant la ville de manière engagée et esthétique.

Une façon originale de placer la nature au cœur de la ville grâce au Street Art !


Contempler la beauté de la nature

Nous commençons notre promenade artistique en allant admirer des œuvres célébrant les merveilles naturelles qui nous entourent.

"Fils de la Chimère" de Ekis & Boye édition 2017 © Andrea Berlese

Du côté de la Maison de la Nature et de l’Environnement de l’Isère, on retrouve un oiseau bleu, une chimère signée par le duo Ekis & Boye.



En continuant vers la rue des Déportés, on tombe sur des grenouilles hyperréalistes d’Etien, le grenoblois spécialiste des illusions et des anamorphoses.

Arrêt de bus rue des Déportés d'Etien édition 2018 © Andra Berlese
"Babylon 909" de Nesta & Short 79 édition 2018 © Andrea Berlese

À quelques rues de là, un mur semble retourner à l’état sauvage. Envahi par la végétation, l’abécédaire de Nesta & Short 79 donne un petit air de jungle à la rue de Stalingrad.

"La tigresse rouge" de Marco Lallemant édition 2020 © Florian Olivo

Marco Lallemant rend également le cours Berriat à la nature, ouvrant le mur d’une ancienne station essence en laissant apparaître unetigresse rouge aux yeux bleu azur.


Défendre la nature par le Street Art

Menacée par le réchauffement climatique et les activités humaines, la nature en danger a besoin d’être protégée. Des artistes s’engagent et promeuvent dans leurs fresques des messages de prévention.


Snek, à la Résidence Gallieni, rappelle la fragilité de la nature grâce à une feuille-planisphère emportée par le vent dans sa fresque « Mise en garde».

"Mise en Garde" de Snek édition 2020 © Florian Olivo
"Ordering Machine" duo Nevercrew édition 2016

De la même façon, le duo suisse Nevercrew alerte sur la disparition de certaines espèces animales causée par les activités humaines, les baleines rue des Bergers, les ours blancs sur le cours Berriat.


Cette destruction de l’environnement par l’Homme est au cœur d’une bataille idéologique entre l’individualisme et le bien commun, illustrée dans la fresque « Eco vs Ego » de Reskate, visible depuis la place Doyen Gosse.

" ECO vs EGO" du Collectif Reskate édition 2020 © Florian Olivo

Parfois, cependant, la nature gagne : la preuve avec l’œuvre originale de Kiptoe et son oiseau victorieux. Pour comprendre l’histoire, regardez la vidéo !

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"Epic Fight" de Kiptoe édition 2018

Réconcilier nature et humanité

Cette balade nous amène à une évidence : il est important de nous connecter à nouveau avec la nature, de la considérer avec respect et amour.

"Vaneta, Keeper of the Forest" de Sonny édition 2018 © Andrea Berlese

Il faut la protéger, comme l’évoque Vaneta, la gardienne de la forêt imaginée par Sonny qui règne avec ses oiseaux sur la Résidence Ouest rue des Taillées.


Animalitoland invite à l’amour et à la rêverie avec sa fresque « Cultivez votre âme dehors », rue Stalingrad au Pont-de-Claix, avec une représentation onirique de la nature sous forme de dragon.

Fresque Street Art artiste Grow photo d'Andrea Berlese
"Grow your interior out" de Animalitoland édition 2018 © Andrea Berlese
"WE ARE NATURE" de Julieta XLF édition 2019 © Andrea Berlese

Tendresse toujours avec Julieta XLF et son câlin coloré de l’avenue Gabriel Péri à Saint-Martin-d’Hères. Le message est dans le titre : « Nous sommes la nature », simple et essentiel.

Au final, c’est cela l’important et c’est ce qu’INTI souligne dans son œuvre « Un point bleu clair », rue Jules Flandrin. L’artiste cite cette phrase capitale du scientifique Carl Sagan  « Notre planète est une tache solitaire dans la grande obscurité cosmique qui nous enveloppe. Dans notre obscurité, dans toute cette immensité, il n’y a aucune certitude qu’une aide viendra d’ailleurs pour nous sauver de nous-mêmes. »

Alors, à nous de nous engager !

"A pale blue dot” d'INTI" édition 2020

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