Découvrir Grenoble Alpes en balade augmentée avec Archistoire

Posté par Charlotte DUVERGER le 27 avr. 2026 à 14:55


Par Charlotte de Grenoble Alpes Tourisme / Consulter l'ensemble des articles du Blog de Grenoble Alpes Tourisme


Choisissez votre aventure (ou faites les quatre !)

On pense connaître nos rues par cœur. On court à la Bastille, on fait son marché aux Halles, on flâne à Vizille… Mais avez-vous déjà eu l'impression que les murs voulaient vous parler ?
Pour découvrir Grenoble Alpes sous un nouvel angle, j’ai téléchargé l’application gratuite Archistoire qui promet de transformer notre téléphone en véritable machine à remonter dans le temps.

Il n'est pas question d'un audioguide ennuyeux : ici, on parle de réalité hybride. Concrètement ? Vous pointez votre téléphone vers une place vide, et des remparts ou un bastion militaire surgit en 3D sur votre écran. C’est une immersion totale dans l’histoire de Grenoble Alpes.

Toutes les visites sont en accès libre, gratuites, et utilisables hors connexion une fois le parcours téléchargé.

Entre anecdotes historiques et infos pratiques, je vous partage mon retour d'expérience complet.


Bonne découverte !

L'essentiel : Ce qu'il faut retenir


Vous n'avez que quelques secondes ?
Le concept : Une application de réalité hybride gratuite qui superpose l'histoire (3D, archives, audio) sur le monde réel. 


4 parcours, 4 identités :

  • Grenoble (2000 ans d’histoire) : De la cité gauloise Cularo aux Halles Sainte-Claire.
  • Grenoble (histoire militaire qui a façonné la ville) : Une descente stratégique du Fort de la Bastille à l'écoquartier de Bonne.
  • Vizille (la Rebelle) : L'histoire ouvrière et révolutionnaire au-delà du château.
  • Saint-Martin-d’Hères (ville mosaïque) : Une épopée sociale et engagée (parfaite à vélo).

Côté pratique : Utilisation hors connexion, gratuit, durée moyenne de 2h.
Le petit + : Une expérience sensorielle qui mêle diverses anecdotes et observation active du patrimoine actuel.
Mon avis : C'est une véritable immersion qui rend le patrimoine de Grenoble Alpes accessible et ludique que ce soit pour les curieux, les familles, tout le monde.

Grenoble, 2000 ans d'histoire : quelles sont les origines de la ville de Grenoble ?

Le parcours : découvrir l'histoire de Grenoble, de Cularo à nos jours


C’est la grande nouveauté du territoire. Ce parcours permet de découvrir Grenoble en épluchant les couches successives de la ville pour aller au coeur de ses fondations. On part de Cularo (la ville gauloise) pour finir dans la métropole connue d'aujourd'hui. 

18 étapes, une boucle qui serpente entre le quartier Saint-Laurent et les Halles , et surtout, un nouveau regard sur ce que nous voyons tous les jours.

Infos pratiques

Durée : 1h30 à 2h
Distance : à définir
Départ : 1 rue Jean-Jacques Rousseau, Grenoble
Arrivée : Halles Sainte-Claire, Grenoble
Langue : français uniquement
Tarif : gratuit hors trajet Téléphérique pour accéder à la Bastille

Téléphérique de Grenoble Bastille à Grenoble

Mes coups de cœur sur le parcours

  • Archives et reconstitution : À l'étape 5, vous voyez apparaître sur votre écran une reconstitution 3D des anciens forts et enceintes de Grenoble. C'est bluffant de voir comment la ville s'est fortifiée au fil des siècles.
  • À l'étape 7, dans le Jardin de Ville , des bulles d'information sont disséminées un peu partout sur notre écran. Vous pouvez cliquer sur chacune pour découvrir l'histoire des platanes centenaires, du kiosque à musique… Un vrai plaisir à explorer.
  • À l'étape 8, l'application vous raconte la création des fameuses bulles du téléphérique . Une anecdote méconnue même des Grenoblois (en tout cas de moi) !
  • À l'étape 18, une vue aérienne vous informe que les Halles Sainte-Claire ont été édifiées en 1874 et ont été menacées de démolition à la fin des années 50. Assez surprenant pour cet endroit si connu et aimé des grenoblois.
  • La chasse aux animaux cachés dans les décors vous donne une bonne raison d'observer chaque façade attentivement. Un format amusant que j’ai apprécié.
Capture d'écran de l'application archistoire sur laquelle se trouve une vue à 360° depuis le belvédère Vauban à la Bastille.
Capture d'écran de l'application archistoire avec représentation 3D de fortifications à place Grenette.

Conseils pour votre balade augmentée

  • Au démarrage, lors de la première étape, l'application vous invite à trouver des animaux cachés dans le décor. On a naturellement tendance à scruter la rue pour les chercher, mais en réalité, il faut d'abord appuyer sur "Suivant" pour accéder aux informations sur la rue Jean-Jacques Rousseau. Ne restez pas bloqué sur cette première étape !
  • Pour vous rendre à la Bastille , vous pouvez y aller à pied ou en prenant le Téléphérique de la Bastille , celui-ci est payant.
  • À l'étape 14, certains textes s'affichent brièvement à l'écran. Si vous n'avez pas le temps de tout lire, tapez à nouveau sur l'écran pour les revoir.
  • Le zoom sur la carte peut parfois être un peu capricieux. Rien de bloquant, mais mieux vaut le savoir.

Une histoire militaire : quels événements historiques ont eu un impact significatif sur Grenoble ?

Le parcours : une immersion dans le passé militaire de Grenoble


Du sommet de la Bastille jusqu’à la caserne de Bonne en passant par la porte Saint-Laurent et le parc de l’île Verte, ce parcours vous plonge dans l’histoire de Grenoble militaire. Ancienne place forte des Alpes face à la Savoie puis à l'Italie, la ville a été marquée par l'Empire et les enjeux de garnison

En 14 étapes, vous allez découvrir comment les anciens bastions et les casernes ont dicté la forme des quartiers que vous traversez aujourd’hui.

Infos pratiques

Durée : 2h30
Distance : 7 km
Départ : belvédère Vauban, Fort de la Bastille, Grenoble
Arrivée : 56 boulevard Gambetta, Grenoble
Langue : français uniquement
Tarif : gratuit hors trajet Téléphérique pour accéder à la Bastille

Caserne de bonne au printemps avec arbre fleuri
Caserne de Bonne de Grenoble

Ce qui m'a marqué entre la Bastille et la caserne de Bonne

  • La logique du trajet en descente donne un sens géographique très fort à l'histoire : vous descendez littéralement de la forteresse vers la ville qu'elle protégeait.
  • Dès l'étape 1, depuis le belvédère Vauban de Grenoble, vous avez une vue à 360° sur la ville et les massifs. On comprend assez rapidement pourquoi Grenoble a été une place stratégique : encaissée entre trois massifs, surveillée depuis les hauteurs. L'application y superpose les anciens remparts, un démarrage saisissant.
  • À l'étape 8, place de Verdun (point d’ancrage de la présence militaire), vous comprenez enfin pourquoi des soldats de montagne en uniforme peuvent encore traverser cette place. Elle est historiquement liée à la 27ᵉ  brigade d'infanterie de montagne.
  • Les étapes 11 à 13 sont toutes trois consacrées à la caserne de Bonne, ancienne caserne militaire du XIXesiècle reconvertie en écoquartier avec une fin des travaux en 2016. Trois étapes pour comprendre une transformation urbaine complète, racontée sur place.
Capture d'écran depuis le fort de la Bastille avec une représentation des remparts qui étaient présents auparavant.
Capture d'écran d'une ancienne carte représentant la caserne de bonne avec différents points d'intérêts.

Infos pratiques pour la descente

  • Le départ se fait depuis le belvédère Vauban à la Bastille . Deux options pour y accéder : à pied (45 min depuis la rive droite de l'Isère) ou en téléphérique payant depuis le quai Stéphane-Jay. Pensez à prévoir le temps et le budget de la montée avant de commencer.
  • Certaines sections descendent sur terrain irrégulier. La balade est peu adaptée aux poussettes ou aux personnes à mobilité réduite sur ces portions. L'option "distance" de l'application reste accessible où que vous soyez.
  • Le musée des Troupes de montagne situé sur le chemin dans les fortifications du Fort est intéressant à visiter, il est gratuit. 

Vizille la rebelle : quelles personnalités célèbres sont liées à l'histoire du Dauphiné ?

Le parcours : explorer Vizille la rebelle, entre industrie et Résistance


Direction le sud, à 20 km de Grenoble, pour rencontrer une ville qui ne se laisse pas faire. Vizille la rebelle, c'est l'étincelle de 1788 avec l'assemblée des trois ordres du Dauphiné, mais c'est aussi un passé industriel et ouvrier fort.

En 10 étapes, ce parcours vous fait quitter les jardins du château pour plonger dans le "vrai" Vizille : des portes monumentales de Lesdiguières aux canaux secrets du moulin du Pétillon, en passant par l'ambiance brute des anciennes tanneries. Une exploration qui sent bon le cuir, l'eau et l'histoire de France.

Infos pratiques

Durée : 2h
Distance : 3,5 km
Départ : place du château de Vizille, Vizille
Arrivée : ancienne tannerie, Vizille
Langue : français uniquement
Tarif : gratuit

Vue sur le centre ancien de Vizille

Les pépites historiques de Vizille

  • Personnellement, j'ai trouvé très intéressant que cette balade ne s'attarde pas que sur le domaine et le château, que personnellement je connaissais déjà. Elle explore les rues, les cours, les passages de la ville elle-même. Pour quelqu'un qui, comme moi, ne connaissait Vizille que par son château, c'est une vraie découverte.
  • À l'étape 2, l'ancienne porte du château de Lesdiguières vous ramène au XVIIe siècle et à François de Bonne, duc de Lesdiguières, un personnage clé de l'histoire dauphinoise.
  • Lors de l’étape 4, pour ceux qui ne le savaient pas, on apprend qu’une poterne est une porte se situant au cœur de la muraille de l’enceinte fortifiée.
  • À l'étape 9, le moulin du Pétillon et ses canaux vous apprennent qu’il était un moulin à grains et à noix pour la fabrication de l’huile. Le pétillon désigne le résidu issu du pressage des noix. J’ai bien aimé l’anecdote des enfants qui venaient le récupérer et le mâchaient comme un chewing-gum.
  • À l'étape 10, l'ancienne tannerie nous rappelle que Vizille a longtemps vécu du travail du cuir et de la peau. L’ancienne tannerie de la famille Cros aurait même été la plus grande tannerie de l’Isère pour le cuir.
Capture d'écran de l'application archistoire sur laquelle on a un article parlant de la porte imposante du château de Vizille.
Capture d'écran de l'application archistoire sur laquelle on voit image et texte concernant l'ancienne tannerie de Vizille.

À lire avant votre exploration 

  • Si vous souhaitez visiter le parc du domaine de Vizille en plus, prévoyez du temps supplémentaire. Il mérite le coup d’œil.
  • Le musée de la Révolution française (dans le château) est gratuit mais temporairement fermé au printemps 2026 pour travaux, pensez à vérifier les horaires.
  • Certaines étapes comme la voûte ou la poterne peuvent être un peu difficiles à localiser. Prenez le temps de bien lire les indications de l'application avant de vous déplacer.
  • Cette balade repose davantage sur des contenus textuels et documentaires que sur des interactions ludiques. Elle est idéale pour les curieux d'histoire qui aiment prendre le temps de lire et d'apprendre, un peu moins adaptée à une sortie avec de jeunes enfants.

Saint-Martin-d'Hères : comment le patrimoine local est-il conservé et promu ?

Le parcours : découvrir l'histoire engagée de Saint-Martin-d'Hères


Souvent dans l'ombre de sa voisine grenobloise, Saint-Martin-d’Hères cache pourtant une âme d'une profondeur rare. Avec Archistoire, la ville devient un véritable récit sur son histoire sociale et ouvrière

Ce parcours de 18 étapes (parfait à faire à vélo !) vous embarque dans une épopée construite au fil des migrations et des engagements. De la mémoire bouleversante de la "Petite Arménie" aux échos de la Résistance et des luttes industrielles, chaque arrêt raconte un chapitre d'une ville qui s'est bâtie sur la solidarité.

Infos pratiques

Durée : 2h
Distance : 3,5 km
Départ : arrêt de tramway “Neyrpic/Belledonne”, avenue Gabriel Péri, Saint-Martin-d’Hères
Arrivée : maison communale, Saint-Martin-d’Hères
Langue : français uniquement
Tarif : gratuit

Photo du campus universitaire de l'UGA
Campus universitaire de Saint-Martin-d'Hères (Université Grenoble Alpes)

Mes moments forts sur ce parcours engagé

  • À l'étape 2, place du Conseil national de la Résistance, le ton est donné directement : Saint-Martin-d'Hères ancre son histoire dans la résistance et l'engagement politique.
  • À l'étape 5, place du 8 février 1962, l'application vous explique comment cette date nationale (celle des manifestations contre l'OAS à Paris) a résonné localement dans une ville ouvrière et militante.
  • À l'étape 12, le quartier de la Petite Arménie raconte, via un contenu audio, l'installation de réfugiés arméniens à Saint-Martin-d'Hères après le génocide de 1915. Une page d'histoire locale peu connue, mais profondément humaine et triste.
  • L'étape 16 change complètement de format. Il n’y a pas de point fixe, mais simplement un contenu audio à écouter en marchant jusqu’à l’étape suivante. C’est parfait pour changer de rythme et aborder la ville sous un nouvel angle.
  • Ce qui est super, c’est qu’en 18 étapes, la balade touche à une grande diversité de thématiques : l'histoire industrielle avec l'ancien site de la SACER (étape 8), l'histoire religieuse avec les couvents (étapes 11 et 13), l'histoire médiévale avec l'ancien château fort de la Plaine (étape 14), et l'histoire contemporaine avec la place Lucie et Raymond Aubrac (étape 15).
Capture d'écran d'une vue depuis le ciel au-dessus de la maison communale et du domaine universitaire de Saint-Martin-d'Hères
Capture d'écran de l'application archistoire sur laquelle on voit un audio à écouter en se rendant à l'étape suivante parlant de la petite Arménie.

Bon à savoir avant d’y aller 

  • La balade alterne plusieurs formats audios : certains à écouter sur place, d'autres en marchant. Prévoyez des écouteurs et restez attentifs à votre sécurité lors des étapes en déplacement.
  • Le parcours se fait dans un sens : l'arrêt tram B "Neyrpic/Belledonne" pour le départ (étape 1), et l'arrêt tram D ou bus 24 "Maison communale" pour l'arrivée (étape 18). Pratique pour ne pas revenir sur ses pas.
  • Prévoir de la batterie car avec 18 étapes sur un long trajet, le téléphone sera sollicité. 

En résumé : on télécharge ?

Oui, sans hésiter. Que vous soyez un Grenoblois ou un visiteur d'un jour, Archistoire réussit le pari de rendre le patrimoine accessible. On se sent inclus dans cette grande histoire qui, finalement, est celle de nos voisins et de nos rues.
Mes 3 derniers conseils avant de partir :

  1. Prenez des écouteurs (pour bien entendre les archives sonores malgré le bruit de la ville).
  2. Téléchargez votre parcours en Wi-Fi avant de sortir.
  3. Levez les yeux ! L'appli est un guide, mais le vrai spectacle est autour de vous.

Alors, par quelle histoire allez-vous commencer votre voyage ?

L'application est gratuite et disponible sur :

App Store  &  Google Play Store


Portable pointant un endroit réel sur lequel une guillotine apparait en 3d

FAQ

Comment utiliser Archistoire ?

Il suffit de télécharger l’application, de se rendre sur une des “Stories” proposées dans la Métropole de Grenoble et de vous laisser guider ! Une fois sur place, transformez votre balade en exploration en pointant votre téléphone vers un bâtiment ou un paysage. L’écran devient une fenêtre sur le temps : vous pourrez plonger dans des panoramas immersifs à 360° et profiter d'une immersion sonore unique (pensez à prendre vos écouteurs !).

Comment télécharger Archistoire ?

Archistoire est disponible en un clic sur l'App Store (Archistoire App) ou le Google Play Store (Archistoire - Apps on Google Play). C'est simple, direct, et vous êtes prêt pour l'exploration en quelques secondes.

Comment trouver les parcours Archistoire de Grenoble Alpes dans l'application ?

L'application détecte votre position et vous propose les "Stories" les plus proches. Si vous n’êtes pas sur place, vous avez une liste de tous les départements possédants des Stories, il suffit de cliquer sur “Métropole de Grenoble”.

L'application est-elle gratuite ?

Oui, l'accès à l'application et à l'ensemble des contenus est totalement gratuit. 

Combien de temps durent les visites Archistoire de Vizille, SMH et Grenoble ?

Les parcours sont pensés pour que vous alliez à votre rythme.
Vizille la rebelle : 2h
Saint-Martin-d’Hères, une ville mosaïque : 2h
Grenoble (une histoire militaire qui a façonné la ville) : 2h30
Grenoble (2000 ans d’histoire) : 1h30 à 2h

Peut-on faire les visites en groupe ?

Absolument. C’est une activité parfaite pour le partage et la convivialité. Vous pouvez suivre le parcours ensemble, chacun avec son smartphone pour une immersion optimale, ou en partageant un écran pour plus d'échanges.

Les parcours sont- ils disponibles en plusieurs langues ?

Pour le moment, les parcours de Grenoble Alpes Métropole sont disponibles uniquement en français.

Comment donner son avis et faire des suggestions à Archistoire ?

Pour toute remarque sur l'application ou ses contenus, vous pouvez contacter directement les éditeurs à l'adresse : contact@archistoire.fr

Dois-je rester connecté à internet ?

Vous pouvez télécharger les parcours à l'avance en Wi-Fi. Une fois dans la poche, l'application fonctionne sans connexion, idéal pour explorer sereinement.

Faut-il être expert en histoire pour apprécier l’expérience ?

Pas du tout ! Cette application se veut pédagogue et accessible pour que chacun, du curieux au passionné, puisse profiter pleinement de son expérience.

Est-ce que je peux explorer depuis chez moi ?

Oui ! Archistoire permet de voyager virtuellement. C'est l'outil idéal pour explorer un territoire depuis votre canapé.

Est-ce utile si je connais déjà bien la ville ?

Oui, car l'application va au-delà des sentiers battus. Éditée par le CAUE, elle vous offre un nouveau regard sur l'architecture et l'histoire locale, vous révélant ces petits détails invisibles à l'œil nu qui font toute la richesse de Grenoble.

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